EURO (1/8) : L’Autriche proche de l’exploit, l’Italie qualifiée pour les quarts du tournoi (2-1 a.p)

LONDRES – Le but du goléador de Stuttgart, Sasa Kalajdzic à la fin des prolongations, n’aura laissé planer le rêve d’une qualification autrichienne que pendant peu de temps ! L’avance pris par la Squadra Azzura au début de cette dernière demi-heure, a en effet eu raison de tous les efforts autrichiens, et de l’espérance de tout un peuple. Encore jamais qualifiée pour une phase finale d’un Euro au XXIème siècle avant ce soir, l’Autriche n’a pas à baisser les yeux. Face à la meilleure équipe du tournoi actuellement, l’OEFB Team a, en effet, fait montre de grandes qualités, notamment collectives, et en cela, peut estimer que son match est loin d’être catastrophique. Au contraire, ce dernier est même réussi, sous certains aspects. Dans l’animation globale du jeu, ainsi que dans l’intensité, l’Autriche peut en effet se targuer d’avoir affiché un visage conquérant, et lucide. Assurément, ce match comptera comme un grand moment d’apprentissage pour cette nation footballistique encore en pleine construction.

Le match

La première mi-temps a donné lieu à un affrontement plutôt équilibré. Contre toutes attentes, l’Autriche n’a en effet pas été timide face à une Italie pourtant en pleine confiance dans ce tournoi. Après de premiers bons mouvements de Sabitzer, ainsi que des montées de Baumgartner – l’homme de la qualification autrichienne -, Bachamnn s’est interposé face à Immobile (7′) pour ce qui a été la première occasion italienne du match.

D’un point de vue tactique, le 4-2-3-1, mis en place par Foda, a donné bien plus de satisfaction comparé aux autres sorties de cette sélection. L’exemple de Alaba est frappant : positionné en défense lors de la phase de poule, ce dernier a ce soir campé le côté gauche, en qualité de latéral. A la fois défensif et offensif, l’ancien bavarois, qui rejoindra bientôt La Maison Blanche et le Real Madrid, a été omniprésent dans le jeu de sa nation. Son profil multitâche a porté, et surtout donné beaucoup de confiance, à  » Das Team ».

Si dans l’animation, le jeu autrichien a été bien plus satisfaisant lors de cette première période, que celui développé durant la phase de poule, c’est en attaque, et notamment dans le domaine de la dangerosité des attaquants autrichiens, qu’un problème est survenu lors de ce premier acte. En effet, l’Autriche n’a jamais été menaçante lors de ses quelques tentatives. En ne laissant pas un boulevard pour marquer aux italiens, les hommes de Foda ont assuré le 0-0 à la pause, mais auraient sans doute pu, et dû, se montrer plus entreprenants aux avant-postes.

Ce problème offensif autrichien a également été un problème italien lors de cette première mi-temps. Les deux nations ont donc véritablement été dos à dos durant ces 45 premières minutes. Pourtant, grâce à certaines de ses individualités, l’Italie a eu les occasions pour se détacher au score. A l’image de cette frappe d’Immobile à la 32ème – qui touche les montants -, l’Italie a parfois fait preuve de spontanéité, mais trop peu souvent pour désorganiser un bloc défensif adversaire bas, et extrêmement rigoureux dans les tâches qu’il a eu à accomplir.

L’Autriche, toute proche de l’exploit

A l’instar de Hinteregger, roc défensif autrichien, l’OEFB Team a été rayonnante en défense, contrant parfaitement les phases de jeu où l’Italie a tenté d’accélérer. Si l’Autriche a pu, quelque fois, montré des signes de faiblesse, elle ne s’est en revanche jamais dissoute, et a su rester unie, même dans la douleur.

Une douleur qui s’est, petit-à-petit, estompée du fait d’une Italie de moins en moins menaçante au retour des vestiaires. Si le jeu assez direct, basé sur beaucoup de contre-attaques, et passes en profondeur, a permis à l’Italie de mettre quelque peu en difficultés l’Autriche en première mi-temps, ce même plan de jeu, trop répétitif, a su être allègrement balayé par les blancs et rouges après la pause.

Ainsi, au retour des vestiaires, on a senti une équipe autrichienne remobilisée, prête à en découdre. Dans les faits, cela s’est traduit par une inversion du rapport de force : l’Italie a commencé à décliner, tandis que l’Autriche s’est véritablement déployée dans cette seconde moitié de la partie.

Les frappes et autres contrôles savoureux de Immobile ou Barrella en première mi-temps, ont donc fait place à la vitesse de débordement de Laimer, ou bien encore à la belle qualité de passe de Sabitzer, en seconde mi-temps.

Après un coup franc idéalement placé pour Alaba (51ème, malheureusement raté), l’Autriche a cru inscrire le premier but de cette partie par l’intermédiaire de Arnautovic, de la tête. Après quelques minutes de flottement, la VAR a néanmoins signalé une faute de hors-jeu (65′), tout comme à la 76ème où Baumgartner, victime d’une faute dans la surface, n’a pu obtenir un pénalty du fait de sa position irrégulière.

Chiesa débloque la situation, l’Italie décroche la qualification

Après beaucoup d’efforts, d’abnégation, l’Autriche aurait voulu être récompensée, mais a finalement dû concéder des prolongations qui n’ont arrangé aucun des deux camps. Sans doute désireuse d’en finir une fois pour toute, l’Italie est revenue sur le terrain avec de nouvelles ambitions, bien plus claires : marquer pour se mettre à l’abris.

Et l’Italie y est arrivée… avec la manière : à la 95ème, suite à un bon service de Spinazzola dans les airs, Federico Chiesa a en effet réalisé un superbe contrôle dans les airs, puis à terre, afin de reprendre, dans un troisième temps, ce ballon à la taille. Le joueur de la Juventus a ainsi pu adresser une magnifique reprise de volée qui, dans un angle fermé, a donné lieu à un but spectaculaire !

Dans la foulée, l’Italie a profité de cette ouverture du score précoce dans ces prolongations, pour aller immédiatement chercher le but du break. A la 105ème, c’est l’entrant Pessina qui, sur une belle passe d’Acerbi monté aux avant-postes, a su adresser une frappe croisée pure, qui a trompé Bachmann au second poteau.

Une fin de partie cruelle pour l’Autriche donc, qui aura néanmoins réussi à contrecarrer les plans italiens pendant plus de 90 minutes, mais aussi réussi à marquer, in fine, par l’intermédiaire de Kalajdzic (114′). Un but anecdotique, certes, mais hautement symbolique. En effet, il symbolise à la fois le courage autrichien aperçu ce soir, mais également le grand talent dont à fait preuve ce collectif.

Eliminé, ce dernier trouvera sans doute des éléments de satisfaction dans ce deuxième huitième de finale de son Histoire. Face à un grand d’Europe, considéré par certains comme le favori de cet Euro 2020, l’Autriche a fait bien plus que de la résistance, et saura sans doute tirer profit de ce match pour enchaîner par la suite, et gravir, une à une, les marches vers le succès.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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