Euro : Espagne timorée, Suède repliée, match condamné (0-0)

SEVILLE – Tout semblait sourire à l’Espagne pour ce premier match : jouer à domicile, face à une sélection, a priori, moins forte, ou du moins, moins réputée qu’elle. Sur le papier, une victoire de l’Espagne semblait plus qu’hypothétique. Mais les destins tous tracés n’existent pas dans le foot. Ainsi l’Espagne, malgré son statut de favori, et sa domination sur le terrain, notamment d’un point de vue technique, a laissé filer ce match. Dispensable, ce dernier n’envoie pas un bon signal aux fans de la Roja.

Le match

Très attendue après une Coupe du Monde en Russie décevante – défaite en huitièmes face au pays hôte -, l’Espagne de Luis Enrique se devait de battre la Suède pour son premier match. Donnée large favori de son groupe, La Roja ne devait néanmoins pas arriver trop confiante sur la pelouse, le risque étant de se faire surprendre par une équipe suédoise pourvue de nombreux talents également. En effet, portée par Emil Forsberg notamment, la Suède a des armes à faire valoir lors de cette Euro 2020. L’absence d’Ibrahimovic, qui s’est blessé avant le tournoi, peut sembler problématique, mais ne doit pas non plus totalement occulter les autres forces, quant à elles bien présentes, au sein de cette sélection nordique.

Comme à son habitude, La Roja a très vite pris la possession du ballon. Avec une possession qui s’élève à près de 80% – 79% pour être précis -, il apparait évident que l’Espagne a dominé cette première mi-temps. Cependant, cette statistique masque d’autres chiffres, bien moins reluisants. A savoir, seulement neuf tirs, dont trois cadrés, ce qui est trop peu lorsque l’on garde à l’esprit que l’Espagne a passé le plus clair de son temps balle aux pieds.

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Ces autres points traduisent une domination stérile de l’Espagne qui, face à ses supporters sévillans, a eu du mal à trouver des espaces dans une défense adverse basse, resserrée, mais très souvent en retard. La plupart des mouvements espagnols se sont résumés à faire tourner le ballon au milieu, avec des passes dans la largeur du terrain. Alba à gauche, et Torres à droite, ont apporté un peu de vivacité au tout, sans pour autant se montrer véritablement adroits.

Dani Olmo, tout comme Koke, ont également été très en vue durant le premier acte. Ces deux joueurs ont été les plus dangereux du collectif espagnol. Le joueur de Leipzig s’est notamment créé une belle occasion, de la tête, suite à un centre de Torres (16′). Le joueur de Bundesliga a également tenté de s’appuyer en une-deux sur Koke, notamment à la 23ème.

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Les quelques mouvements offensifs espagnols ont été remarqués, car très bien construits, mais auraient dû être plus nombreux, ainsi que plus tranchants. En effet, à l’image du gâchis (monumental) de Morata, l’Espagne n’a pas réussi à concrétiser face au but. Du côté de la Suède, la défense a dans le même temps bien tenu, tout en ne se voyant pas submerger par le travail. En attaque, une seule offensive, celle de Isak, est à souligner (41′). Manque de chance, l’attaquant évoluant en Espagne, du côté de la Real Sociedad, a touché le poteau de Unai Simon. L’avant-centre n’est cependant pas passé loin de réaliser un énorme hold-up au vu du contenu strictement offensif des 45 premières minutes suédoises !

Mutisme collectif

L’action la plus dangereuse de cette première mi-temps aura finalement été cette frappe suédoise : un comble au vu de la physionomie du match ! Au retour des vestiaires, une réaction espagnole était donc attendue. Après avoir dominée outrageusement, un but était plus qu’urgent pour enfin lancer la Roja dans ce match. Mais malheureusement, pour le spectacle – très terne ce soir -, comme pour le bilan comptable des espagnols dans ce Groupe E, cette réalisation n’est jamais intervenue. Pire, elle aurait pu être suédoise si Berg avait poussé cette offrande de Isak au fond des filets à la 61ème minute de jeu.

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L’attaquant de Krasnodar, pourtant en réussite cette année en Premier League russe, a ici manqué, au pire des moments, une occasion de but toute faite. La frustration de Berg était palpable après cet épisode, tout comme le soulagement espagnol. Par deux fois, l’Espagne n’est en effet pas passée loin de la correctionnelle, de la gifle !

Force est de constater que la Roja, à domicile, a pu compter sur sa bonne étoile. Cette dernière permet aux hommes de Enrique de prendre le point du match nul. Un point à la saveur amère, bien loin sans doute de l’objectif fixé par le staff en avant-match. Mais l’Espagne ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Son manque de réalisme – deux tirs cadrés en seconde mi-temps, tous dans le temps additionnel… – sur ce premier match, semble être bien profond, et un important travail reste à faire du côté du sélectionneur afin de faire apparaître un visage plus séduisant à son équipe lors de la prochaine échéance.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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