Euro : Regrets ukrainiens, soulagements néerlandais (3-2)

AMSTERDAM – Après un début d’Euro peu prolifique dans l’ensemble, ce match a eu le don de faire éclater le compteur but dans un match – pour cette édition – ! Pourtant, avec une défense ukrainienne des plus resserrées, rien ne prédestinait ce match à accoucher d’un score fleuve. Cependant, la réaction des ukrainiens a finalement eu raison d’un scénario prévisible, qui semblait se dessiner au fil des minutes, à savoir un clean-sheet des Pays-Bas. La folie ukrainienne aperçue durant la phase de qualification a donc encore une fois frappé… mais cette fois-ci seulement à moitié. En effet, si l’Ukraine a montré de belles choses, cette défaite signifie malgré tout que cette nation a rencontré des difficultés. Au delà de ce résultat négatif, l’Ukraine peut avoir des regrets quant à la tactique qu’elle a adoptée. Qu’aurait été l’issue de ce match si l’Ukraine avait joué constamment de manière offensive, et s’était toujours appuyée sur ses éléments de talent aux avant-postes ? Sans doute bien différente…

Le match

Portée par un Shevchenko fin tacticien, l’Ukraine est devenue la sensation des phases de qualification de cet Euro. Sous les ordres de l’ancien ballon d’or, cette nation a en effet réussi l’impensable : finir devant le champion en titre, le Portugal, mais aussi devant la Serbie, nation également importante. Cette phase de qualification s’étant admirablement bien passée – aucune défaite ! -, les ambitions et les attentes entourant cette formation étaient bien entendues montées en flèche. De plus, dans un pays où il ne fait actuellement pas bon vivre du fait d’une guerre qui ne dit pas son nom dans la région de Donetsk, cet Euro est également un moyen pour le peuple ukrainien de regoûter quelque peu à la joie.

Cette opposition face aux Pays-Bas, une nation qui pourrait jouer les trouble-fêtes lors de cette édition, était un vrai choc pour cette nouvelle Ukraine, totalement transfigurée depuis peu. Et au vu de la première mi-temps, cette dernière a plutôt bien tenu le choc.

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Dominés de bout en bout, les bleus ont tout de même montré deux trois mouvements intéressants, et notamment cette entente entre Yaremchuk et Yamolenko aux avant-postes. Néanmoins, ces derniers – comme le reste de l’équipe -, n’ont pas suffisament eu de ballons pour s’exprimer. A l’inverse, puisque les ukrainiens souffraient, c’est Georgi Bushchan, goal du Dynamo Kiev, club de la capitale de son pays natal, qui a offert un spectacle de haut vol ! En une mi-temps, ce dernier a réalisé plusieurs parades décisives qui ont fini par dégoûter les néerlandais.

Dès la 2ème minute, le dernier rempart de cette nation de l’Europe de l’Est s’est montré solide sur sa ligne face à Memphis Depay. A l’aise dans ses sorties à ras terre comme à la 2ème donc, il s’est également montré attentif, en bouchant l’angle plusieurs fois sur sa gauche pour Dumfries, ou bien encore face à Weghorst dans l’axe (27′). Parmi toutes ses interventions décisives sur sa ligne de but lors du premier acte, celle face à Wijnaldum (38′) où il détourne la volée du néo-parisien, est sans doute la plus spectaculaire.

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Offensifs et extrêmement entreprenants, les Pays-Bas ont donc été freinés dans leur domination par un gardien souverain à la fois dans les airs, et à terre. Le jeu large proposé par les coéquipiers de Depay a totalement éteint le bloc adverse. Seul le gardien a résisté durant ce premier acte, au grand dam de De Boer, successeur de Ronald Koeman sur le banc des Oranges.

Ukraine héroïque, Pays-Bas magique

C’est donc frustrés que les Pays-Bas sont réapparus sur la pelouse, bien décidés à faire tomber le verrou ukrainien. Ce dernier, s’il a fait de la résistance en première mi-temps, s’est en revanche totalement ouvert en seconde lors des assauts des locaux. Wijnaldum, resté muet du fait d’un arrêt magistral sur sa frappe lors du premier acte, a souhaité remettre, en qualité de capitaine, les pendules à l’heure.

Après un début de seconde mi-temps plus tranquille, le premier débordement de Dumfries dans son couloir a été fatal. Le joueur du PSV a adressé un centre à ras terre vers Depay. Le meneur de jeu de l’OL n’a pas eu suffisament de temps pour contrôler ce ballon; à la réception donc, un Wijnaldum lancé, qui est venu envoyer un boulet de canon dans les buts adverse vides (1-0 à la 52′).

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Par la suite, les Pays-Bas ne sont pas restés inactifs bien longtemps. A peine quatre minutes après une frappe captée de Weghorts (55′), l’avant-centre de Wolfsburg a enfoncé le clou. A nouveau à la baguette pour ce 2-0, un Dumfries extrêmement offensif depuis son côté, et qui a permis au joueur de Bundesliga allemande de marquer. Le débordement ravageur du néerlandais a une nouvelle fois pris de cours une défense ukrainienne pourtant resserrée, mais totalement en manque de repères (59′).

Dominateurs, les Pays-Bas semblaient intouchables. Que nenni : les apparences sont parfois (et le plus souvent d’ailleurs dans le foot) trompeuses. Ainsi, après une bonne séquence de jeu collectif, l’Ukraine est parvenue à réduire le score. A l’origine du 2-1, l’entente entre Yaremchuk et Yarmolenko, auteur, in fine, d’une magnifique frappe enroulée pleine lucarne (2-1 à la 75′).

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Libérée d’un poids, l’Ukraine a recommencé à y croire. Cette dernière a alors acculé les Pays-Bas dans leur partie de terrain. Alors que les ukrainiens avaient fait preuve de timidité pendant une grande partie du match, c’est désormais un onze totalement décomplexé qui est apparu. Le rapport de force a été renversé par l’Ukraine, qui est parvenue à parfaire son retard, profitant d’un coup franc de Malinovsky. L’entrant a parfaitement négocié ce coup de pied arrêté, adressant un caviar à Yaremchuk (79′), étrangement seul dans la défense néerlandaise (2-2).

La riposte des ukrainiens a été vive, et tout s’est enchaîné très rapidement dans cette partie… pour le meilleur comme pour le pire. En effet, après être revenue en quatre minutes à 2-2, l’Ukraine a également perdu ce point du nul rapidement. Ainsi, à la 85ème, un excellent centre du Citizen, entré en jeu, Ake, a permis à Dumfries d’armer un coup de casque au second poteau pour donner un avantage définitif aux siens (3-2).

Elément essentiel du onze néerlandais ce soir, Dumfries est récompensé de sa prestation majuscule par ce but, qui vaut déjà cher dans ce Groupe C.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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