Play-off : Sans trembler, Grenoble bat le Paris FC et fait un pas vers la Ligue 1 (2-0)

FRANCE – Quasiment invincible à domicile pendant toute une saison, les prestations solides du GF38 tout au long du championnat sont aujourd’hui entrain de porter leurs fruits. Solide mentalement, opportuniste face au but, le Grenoble de Hinschberger a bien joué le coup ce soir. Cette victoire aboutie, mais néanmoins peu enthousiasmante à regarder, conviendra parfaitement au peuple grenoblois. Ce dernier sait ce soir son équipe à trois matchs d’une potentielle montée qui interviendrait dix ans après une relégation en CFA 2. Si l’horizon s’éclaircit quelque peu ce soir sur le Stade des Alpes, Grenoble sait également que le plus dur reste encore à faire. Prochaine étape face à Toulouse, dans trois jours : un déplacement au sein de la Ville Rose, pour voir la vie en rose.

Le match

Samedi dernier, le second échelon professionnel français du football, la Ligue 2 en l’occurrence, a rendu son verdict. Tous deux leaders à un moment donné de la saison, le Paris FC et le GF38 ont assisté au sacre des troyens. Néanmoins, si le titre n’est plus accessible, la Ligue 1, elle, l’est toujours ! Arrivés respectivement 5e et 4e du classement, parisiens et grenoblois ont en effet face à eux l’opportunité de monter en D1 par l’intermédiaire d’une phase de Play-offs. Le vainqueur de ce match ce soir, affrontera ainsi Toulouse dans les jours suivants, avant d’affronter le barragiste de Ligue 1, cette fois-ci en match aller-retour. Autant dire que c’est un véritable chemin de croix pour ces deux équipes, néanmoins motivées à l’idée de faire tout pour aller le plus loin possible.

Pour le Grenoble de Philippe Hinschberger, tout comme pour le PFC de Girard, ce match était d’une importance capitale. Sauvé de la relégation par la Covid et l’arrêt du championnat, Paris n’a pas oublié d’où il vient lors de cette saison, et s’est montré particulièrement humble. De son côté, Grenoble a poursuivi l’excellent travaille entamé du côté du Stade des Alpes depuis trois ans, et la montée du club en Ligue 2. Le Stade des Alpes est d’ailleurs le symbole de la bonne et solide saison grenobloise : en effet, Grenoble est l’équipe qui est restée le plus longtemps invaincue en France – au sein du foot professionnel – à domicile. Cette invincibilité dans son antre, Grenoble l’a perdue il y a peu. La première, et unique, défaite du GF38 est intervenue il y a deux matchs, face à Clermont (1-2).

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Place forte du football en Ligue 2, le fait que Grenoble reçoive ce soir, était donc loin d’être anodin. Et cela s’est confirmé, puisque dès la première franche occasion de Grenoble, les locaux ont ouvert la marque. A la 8ème, un coup franc a été accordé à Jessy Benet. Rusé, ce dernier l’a joué rapidement, servant Ravet dans la profondeur. Pris de court, en retard, la défense a mal calculé le coup, et au second poteau, Achille Anani, avant-centre ivoirien de Grenoble, a réussi à gagner son duel face à Demarconnay (1-0).

L’imposant avant-centre d’origine africaine, titulaire surprise à la place de Moussa Djitte, n’a pas déçu son entraîneur. Au cours d’une première mi-temps fermée, le numéro 11 du GF38 a toujours su se créer des occasions, et s’est montré actif et investi en revenant dans le cœur du jeu. Aux côtés de Ravet, excellent à droite, Anani et Grenoble ont fait le plus dur en marquant d’entrée de jeu.

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Par la suite, peu d’actions véritablement dangereuses ont eu lieu. Les joueurs des deux bords ont eu du mal à combiner. Le jeu a également été très haché du fait de fautes à répétition émanant des deux camps. Si Grenoble s’est montré plus discret suite à l’ouverture du score, ce sont tout de même les locaux qui ont eu les meilleurs occasions. En effet, Paris n’a jamais été en mesure de bouger ce bloc compact local, porté par une solide défense à quatre.

En ce sens, les parisiens n’ont jamais réussi à cadrer la moindre frappe durant le premier acte. A l’inverse, Grenoble en a cadré cinq, dont une dernière tentative tranchante de Anani, suite à une perte de balle de Hanin, qui aurait pu faire but sans un excellent Demarconnay (45+2′).

Grenoble gagne, Paris stagne

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Particulièrement inquiétante, la première mi-temps parisienne a rappelé de mauvais souvenirs aux supporters du PFC. Ces souvenirs sont ceux de la défaite de leur club à ce même stade la compétition, il y a deux ans. A l’époque, si Paris s’était incliné face au RC Lens, l’équipe emmenée par Bazdarevic avait cependant montré bien plus de combativité que ce soir, emmenant les lensois jusqu’aux tirs au but.

Cette soirée d’une grande tristesse, a cependant été l’occasion pour le Stade Charléty d’accueillir un nombre de fans inhabituel – 15 000 – et de connaître le frisson des grands soirs. L’esprit combatif affiché par l’équipe, avait fini par craquer, mais les parisiens, fraichement promus alors, s’étaient montrés à la hauteur de l’événement. Deux ans après donc, le PFC se devait de faire aussi bien, voir mieux ! Les supporters, sans doute massés devant leur poste de télévision, attendaient forcément beaucoup de leurs joueurs. Et au vu des attentes (légitimes) la première mi-temps a été bien trop faible.

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Une réaction devait intervenir en seconde mi-temps. Au retour des vestiaires, les parisiens ont donc rapidement tenté de se projeter vers l’avant. Les montées de Gakpa, auteur d’une frappe cadrée (63′), ont fait passer quelques frissons à Maubleu, également obligé de s’employer face à Namé (82′). Mais cela a été trop insuffisant ! Trop insuffisant, tout d’abord, pour un Grenoble courageux, solidaire et uni. Trop insuffisant, ensuite, pour un Grenoble qui, même en difficulté dans le dernier quart d’heure, a su faire le dos rond. Trop insuffisant, enfin, pour un Grenoble capable, malgré des dernières minutes compliquées, de marquer le but du break ! En effet, alors que l’on pensait se diriger vers un 1-1 dans les dix dernières minutes, Grenoble a surpris tout le monde, et enfoncer des parisiens amorphes en faisant montre d’une belle faculté à mener des contres ravageurs. Willy Semedo, cap-verdien d’expérience rentré en jeu à la 74ème, ne s’est pas fait prier pour offrir la qualification à son équipe (87′).

« C’est la déception qui prime »

Au bout du suspense, et de ce match allaitant, Paris n’aura finalement jamais montré suffisament de qualité pour faire chavirer un Grenoble à la fois puissant face au but, et sérieux à l’arrière à l’image de Loic Nestor.

« C’est la déception qui prime » a lâché Demarconnay au micro de nos confrères de Bein Sport. Le gardien expérimenté du PFC peut en effet être déçu. Auteur d’un match solide, il n’aura pas pu compter sur sa défense. Peu inspirée, notamment sur phases arrêtées, cette dernière est à l’origine de la défaite de Paris. Elle s’explique « par une entame ratée » analyse justement le dernier rempart de la capitale.

Pour le Paris FC, la saison 2020-2021 prend donc fin aujourd’hui. Pour Grenoble, la suite arrive en revanche rapidement : dans trois jours, un déplacement à Toulouse est prévu. La Ligue 1 se rapproche encore un peu plus ce soir pour le peuple grenoblois !

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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