Ligue des champions : Tuchel exulte, Chelsea se qualifie face au Real (2-0)

Europe – Deux ans après une finale 100% anglaise opposant Liverpool à Tottenham, la Ligue des Champions ne sera à nouveau qu’une affaire d’anglais ! Ce soir en effet, avec cette victoire de Chelsea maitrisée face au Real, les Blues rejoignent Manchester City, qualifié hier aux dépens de Paris. Si les espoirs, du côté de Madrid, étaient encore grands tant ce club a une histoire, et une expérience dans cette compétition, il faut bien se rendre compte, à l’évidence, que le Real était tout simplement plus faible que son adversaire du jour. Déjà au match aller, le jeu trop statique du Real avait été pointé du doigt. Ce soir, hormis durant les 25 premières minutes, le Real n’a semble-t-il pas appris de ses erreurs. En ne changeant pas son attitude, ni sa façon de jouer, et en se montrant plus serein que ne l’était Chelsea, pourtant déjà qualifié au coup d’envoi, le Real s’est fait prendre à son propre piège en n’adoptant pas un état d’esprit combatif. Ce dernier ne s’est pas comporté en guerrier, mais a plutôt laissé filer le match. De minute en minute, l’élimination se faisait de plus en plus ressentir. In fine, elle sanctionne logiquement ce soir un Real pédant.

Werner enfin décisif

Auteur d’un match bien éloigné des attentes à l’aller, le Real se présentait en Angleterre peu serein. En ballotage défavorable, Madrid était en effet éliminé de la compétition au coup d’envoi. Une réaction forte et immédiate des madrilènes, devait donc survenir dès l’entame de cette partie. Peu mouvementée à l’aller, les deux équipes n’avaient que peu fait montre de leurs qualités. Ainsi, du côté de Chelsea, c’est un Timo Werner maladroit face au but qui est apparu, tandis que le Real a ressenti les limites de son jeu de possession.

L’une des clés pour le Real ce soir, était donc d’animer son bloc équipe. Trop mou à l’aller, ce dernier avait ralenti le Real, qui n’avait ainsi pas pu faire la différence. En ce sens, lors de ce match retour, la titularisation de Hazard au poste d’ailier gauche, a été imaginée par Zinédine Zidane. Revenu de blessure il y a trois semaines, le prodige belge passé par Chelsea, était en phase de reprise : après avoir joué plus d’une heure face à Osasuna ce week-end en Liga, il était temps pour le francophone de refaire surface au sein d’une compétition taillée pour lui.

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Le numéro 7 du Real Madrid avait ici l’occasion de faire oublier ses deux premières années calamiteuses à la Maison Blanche, en réalisant une prestation aboutie face à son ancien club. Son retour était attendu par tous, et la méfiance de Chelsea vis à vis de lui, témoigne de son aura, et de sa faculté à attirer la lumière. Durant les premières minutes du premier acte, le belge a tenté de s’imposer comme un acteur majeur de la rencontre. Ce dernier, s’il a été victime de nombreuses fautes – ce qui prouvent qu’il a donc été en mouvement -, n’a cependant pas eu une grande influence dans le jeu madrilène.

Bien au contraire, ce dernier s’est très vite montré peu mobile, et est resté dans son couloir. Lorsque le Real s’est mis à attaquer, à partir de la 11ème, ce dernier s’est volatilisé. Kroos et Modric, en revanche, ont été présents, et n’ont pas hésité à prendre leur chance de loin (11′ et 17′). Ces derniers semblaient en confiance, et leurs qualités techniques balle aux pieds ont porté le Real vers les buts de Chelsea.

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Bon dans la construction, le Real a néanmoins éprouvé quelques difficultés à passer la ligne défensive des locaux. C’est donc une nouvelle fois Benzema, le meneur de cette équipe, qui a pris ses responsabilités, et a mis en danger Chelsea pour la première fois (26′). Sa frappe enroulée était parfaite mais, malgré tout, Edouard Mendy a réussi à la détourner.

Cette première occasion nette du Real a alors immédiatement été suivie par une occasion de Chelsea. A la 28ème, bien servi par un Kanté adroit, l’ancien du Bayer, Kai Havertz, a touché la barre transversale en tentant de lobber Courtois. C’est alors qu’en véritable renard des surfaces, Timo Werner a surgi au second poteau pour planter ce ballon au fond des buts de Madrid.

Alors que l’ancien avant-centre de Leipzig semblait encore manquer de réussite lorsque, à la 19ème, son but a été annulé pour une position de hors-jeu, cette ouverture du score a démontré que Werner n’avait pas perdu de sa superbe. L’allemand, resté muet depuis un match face au Stade Rennais en phase de groupes, a ici prouvé qu’il était toujours capable de faire trembler les filets en coupe d’Europe.

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Au cours d’une première mi-temps assez fermée, ce dernier aura enfin réussi à se montrer décisif en phase finale de la Ligue des Champions donc. A l’inverse, serial buteur de cette compétition, Karim Benzema n’aura, quant à lui, pas jouit de son habituelle réussite face au but. En cause : la solidité de Mendy, véritable muraille lors de ce premier acte, et qui a assuré l’avantage des siens après une belle claquette sur une tête à bout portant de Benzema (35′).

Kanté, maître du milieu

Hormis deux tentatives, le Real n’a donc rien montré. Si Modric a été intéressant dans l’entre jeu, tout comme Kroos, ces deux joueurs ont été bien moins tranchants qu’un Kanté, ou un Azpilicueta de l’autre côté. Ainsi, le champion du monde a été intraitable face au Real ce soir, et aurait même pu, en seconde mi-temps, s’offrir un but (66′).

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Sa frappe a cependant été détournée par un tacle salvateur de Valverde. Une intervention défensive qui n’a néanmoins que fait retarder l’échéance. En effet, lors de ce second acte, le Real Madrid n’a jamais été en capacité de tenir tête, tant physiquement, que techniquement, à un Chelsea au sommet de son art. Londres a même réussi à enfoncer le clou en fin de partie. L’action amenant le but du break est partie de Kanté, qui a admirablement bien perforé la défense madrilène, pour servir Pulisic, qui a lui-même servi un Mount qui arrivait lancé au point de pénalty (85′).

Thomas Tuchel rentre (déjà) dans l’Histoire !

Ce but a fait apparaitre à la fois la belle entente qui règne au sein du club londonien, mais également la faillite collective de toute une équipe madrilène qui n’aura finalement jamais été au niveau de ses adversaires durant ces deux matchs.

La déception sera sans doute grande du côté de la Maison Blanche. Cependant, après une élimination en huitièmes l’an dernier, la bande à Zidane peut au moins voir en cette année, une belle progression.
Pour Tuchel, en revanche, la joie sera sans doute bien présente au sein de son équipe, mais aussi en son fort intérieur. Et il a de quoi ! Finaliste malheureux l’an dernier de la Ligue des Champions avec le Paris Saint-Germain, ce dernier va retrouver la finale une nouvelle année de suite ! Un véritable coup de maître pour l’ancien manager de Dortmund qui, depuis son éviction du PSG, n’en finit plus de séduire outre-Manche. Il devient ce soir le premier entraîneur à enchaîner deux finales de Ligue des Champions avec deux clubs différents.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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