Ligue des champions : Mahrez porte ManCity, Neymar coule Paris (2-0) !

Europe – C’était le jour du PSG, le moment pour Paris de s’imposer; le moment pour le Qatar, de battre son voisin honni, les Emirats Arabes Unis. En coulisse, comme sur le terrain, deux entités se faisaient face, et toutes deux étaient prêtes à en découdre. Cependant, le PSG version QSI est resté bien muet. Ainsi, alors que Neymar se perdait dans ses dribbles, dans le même temps, Phil Folden arrivait à laisser sur place toute l’équipe parisienne, et Mahrez, la crucifier à lui tout seul ! L’algérien, déjà buteur à l’aller, a ici été l’homme du match, sans aucun doute. Sa réussite fait tâche si on la compare à celle, pathétique, de Neymar. Le brésilien, qui a voulu être « seul face aux autres » ce soir, a été happé par son individualisme mortifère qui a fini par le couler. Le PSG, mauvais globalement parlant avouons-le, n’aura cependant pas été aidé par un Neymar boulimique de ballons. Pourquoi n’a-t-il pas été remplacé ? Pourquoi, alors que lui s’est permis des réflexions sur Baker lors du match aller, n’a-t-il pas été ramené à la raison par ses coéquipiers ? De nombreuses questions, qui pour beaucoup n’auront jamais de réponses, émergent ce soir. A l’instar de ces interrogations multiples, un constat apparait également ce soir : dans son parcours en phase finale, il y a un affrontement aller-retour que Paris a parfaitement maîtrisé, celui face à Barcelone, ou plutôt celui sans Neymar.

Le match

Battu à l’aller par un Manchester City chanceux, la revanche du Paris Saint-Germain n’était que plus attendue lors de ce match retour. « Paris ne s’est jamais qualifié en finale en ayant perdu un match à l’aller à domicile » : voilà ce que révélait les statistiques au moment où le PSG rentrait sur la pelouse pleine de grêlons de l’Etihad Stadium.

Tous les signaux étaient loin d’être au vert pour l’équipe de la Ville Lumière; au delà de la défaite au match aller, il y avait également les absences de Mbappé et du métronome du milieu, Gueye. Toutes les étoiles semblaient, à l’inverse, s’aligner pour Manchester City. Vainqueur inespéré du match aller, c’est un City gonflé à bloc, à l’image d’un Guardiola détendu sur son banc de touche, qui est apparu. Aux antipodes d’un Neymar semble-t-il stressé, du moins peu expressif en avant match lorsque l’on contemplait son visage fermé. L’ancien joueur de Santos se savait attendu. En l’absence du prodige de Bondy, ce dernier devait porter à lui seul l’attaque du PSG. Il devait apporter ce petit plus à Paris, que seuls les grands joueurs détiennent. Souvent présenté comme l’un des trois meilleurs joueurs de la planète, le natif d’Amérique du Sud devait ce soir se montrer à la hauteur des louanges auxquelles ce dernier a droit.

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Pour se qualifier, Paris n’avait guère le choix : marquer au minimum deux buts. Un objectif on ne peut plus clair, pour un effectif très offensif dès le début de cette partie. Durant ces 10 premières minutes, le PSG a été l’auteur d’une entame parfaite. Bon dans la construction, adroit dans ses passes, le club sous la coupe du Qatar s’est montré souverain, et a mis en lumière les failles du bloc de ManCity.

Cependant, cette entame n’a pas abouti à un but, et c’est Manchester City, sur sa première occasion franche, faisant suite à un contre, qui a marqué. A la 11ème minute, une percée du belge De Bruyne a permis à Zinchenko d’adresser un bon ballon à l’algérien Mahrez. Seul au second poteau, la star des Fennecs s’est fendu d’un petit pont sur Navas, pour ouvrir le score dans cette partie (1-0).

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Un début de match cauchemardesque, qui a plongé le PSG en plein doute, et lui a surtout fait prendre conscience d’une chose : deux buts étaient désormais nécessaires… pour aller en prolongations ! Dans tous les cas, Paris n’avait, de toutes façons, pas le choix. La formation parisienne devait faire trembler les cages de Ederson. Le gardien brésilien de ManCity s’est d’ailleurs montré très maladroit par deux fois (19′ et 36′), et a ainsi failli offrir le but de l’égalisation à Paris. A la 19ème notamment, Di Maria était tout proche de profiter de cette relance axiale ratée du dernier rempart adverse. Quelques centimètres auront cependant manqué à l’argentin.

Malgré une certaine maladresse, des espaces dans le bloc des Citizens, Paris n’y est toujours pas arrivé. Alors que cette équipe a excellé dans la construction du jeu, qu’elle a pu compter sur un Verratti des grands soirs, cette dernière n’a même pas réussi à accrocher le cadre durant ce premier acte !

L’Algérie à l’honneur, PSG « ô malheur« 

Un 0 pointé qui est tout sauf illogique lorsque l’on décortique, le peu qu’il y a à décortiquer, de la prestation de Mauro Icardi. Blessé pendant plusieurs matchs, ce dernier était bien revenu en Ligue 1, marquant cinq buts en trois matchs. Titulaire du fait de l’absence de Mbappé, l’ancien joueur de Série A avait ici une occasion en or de faire montre de son talent. Quasiment blacklisté sous Thomas Tuchel, ce dernier ne jouit toujours pas d’un grand temps de jeu avec Pochettino, et ne pourra sans doute guère en attendre plus après sa prestation de ce soir.

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Jamais présent dans l’axe lorsqu’il aurait dû amener cette présence athlétique dans la surface de vérité, ou lorsqu’il aurait dû jouer un rôle de point d’appui, l’ancien joueur de l’Inter est totalement passé à côté de son match. Trop peu de ballons ont été touchés par ce dernier, qui n’a pas réussi à s’imposer.

Neymar : une approche individualiste qui pose question

A l’inverse, Neymar fut trop présent. Ce dernier a quémandé, comme au match aller, tous les ballons à ses coéquipiers, pour toujours finir par s’enfermer dans un coin. Esseulé le plus souvent, le brésilien a petit à petit perdu pied dans ce match, tant physiquement, que mentalement. Une prestation inaboutie, stéréotypée, et révélatrice d’un égo surdimensionné, qui a étouffé le PSG à l’aller comme au retour. Comme un symbole, c’est sur une dernière action ratée de Neymar, un coup franc direct, que le match s’est arrêté, entérinant l’élimination parisienne. La prestation du brésilien est impardonnable : si ce dernier reste un être humain, et peut donc avoir des périodes de moins bien, il ne peut, en revanche, en aucun cas prendre en otage son équipe, et l’entrainer, avec lui, dans les abîmes.

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Si Neymar a sa part de responsabilité, il ne peut cependant pas être coupable de toutes les difficultés du PSG : sur le second but de Mahrez (63′), parfaitement servi par Foden, le brésilien ne peut effectivement pas expliquer l’absence de la défense parisienne. De même, lorsque Di Maria a écopé d’un carton rouge pour un geste déplacé sur Fernandinho (69′), Neymar est hors de cause.

Néanmoins, le résultat final est là, et si l’on peut trouver des circonstances atténuantes au PSG et à Neymar, les faits restent, et se sont eux qui seront conservés par la mémoire collective. Cette dernière notera cependant, à juste titre, que le PSG s’est retrouvé deux fois d’affilée dans le dernier carré : une satisfaction malgré tout, mais qui n’effacera sans doute pas la tristesse engendrée par cette élimination.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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