Ligue des champions : Buts gags, carton rouge : Paris gâche tout face à City (1-2) !

Europe – Si les joueurs de Manchester City avaient prévu de faire un petit peu de tourisme après le match dans la belle ville de Paris, ces derniers ne seront pas obligé d’emprunter la plus belle avenue du monde, ni même les fameux grands boulevards. La raison est toute trouvée : il s’avère qu’en seconde mi-temps, City a déjà pu goûter aux joies de ces grandes avenues, au sein de ce bloc parisien décimé. Le second acte a été une véritable partie de plaisir pour City, qui a en effet pu s’appuyer sur ces grands boulevards laissés libres par les parisiens, pour attaquer. Pour terminer de filer l’image du tourisme, nous pouvons donc dire, à la vue de cette seconde mi-temps, que ManCity a connu Paris au mois d’août – le 15 à tout hasard -…. mais un 28 avril. Cherchez l’erreur.

Paris s’illumine le temps d’une mi-temps

Battu par le Bayern Munich à domicile (0-1), Paris a néanmoins su valider son ticket pour le dernier carré. Un exploit majuscule, et une présence dans le gratin européen pour la seconde année de suite. Présent en finale l’an dernier, Paris avait réussi à passer ce dernier carré : c’est cet objectif qui guidait une nouvelle fois le club de la capitale ce soir. Racheté par le Qatar en 2011, le rêve ultime, et encore inassouvi de l’Emir, est de voir ses poulains remporter la coupe aux grandes oreilles. Après être passé tout proche en 2020, ce dernier veut que 2021 soit la bonne.

Au delà de l’aspect sportif, ce match était également un affrontement indirect entre le Qatar parisien d’un côté, et les Emirats Arabes unis, avec Manchester City, de l’autre. En effet, le club de Manchester appartient aux EAU, par l’intermédiaire d’une holding, « City football group », qui regroupe également d’autres clubs à l’instar de l’Estac Troyes, évoluant en Ligue 2 ! Bien loin du Stade de l’Aube cependant, c’est au Parc des Princes que les Citizens ont croisé le fer avec les parisiens.

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Donné large favori par les bookmakers, City ne respire cependant pas la sérénité à ce stade de la compétition, si bien que l’an dernier, Pep Guardiola et ses hommes s’étaient inclinés en quarts face à l’Olympique Lyonnais. Prudence donc : ManCity ne devait pas se voir trop beau, mais plutôt rester aux aguets face au tombeur du tenant du titre.

Le costume de favori donné à une équipe en début de match, peut s’avérer être totalement en inadéquation avec la physionomie du match : et c’est ce qu’il s’est produit, lors du premier acte. Alors que l’on s’attendait à un match très difficile pour les deux camps, avec beaucoup d’âpres duels, le ballon a très vite été monopolisé par le PSG, qui a imposé son rythme. Présenté comme la force, l’arme puissante de ManCity, capable de batailler au milieu, Kevin de Bruyne est à l’image de son équipe en cette première mi-temps : invisible. Seul un coup franc direct (30′), est à mettre à son actif.

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Si l’on se plonge dans les statistiques, où si l’on regarde la position de la formation visiteuse lors de cette première mi-temps sur le terrain, on se rend bien compte que le PSG a dominé outrageusement ce premier acte. Equipe de possession, ManCity a été dépossédée du ballon pendant un bon bout de temps durant ces 45 premières minutes.

Dès les premières minutes, un temp fort parisien s’est fait ressentir, jusqu’à aboutir au but de Marquinhos suite à un corner de Di Maria (15′). Un but tout sauf illogique, qui est venu récompenser Di Maria de sa prestation excellente – qu’il a poursuivie par la suite -, et le défenseur brésilien de Paris qui, comme face au Bayern, a été présent au bon endroit, et au bon moment.

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Ces deux joueurs, par leur magnifique combinaison sur phase arrêtée, ont surtout récompensé toute une équipe qui, durant ce premier acte, a véritablement joué à l’unisson. Sur les côtés, l’apport de Bakker et Florenzi a notamment été excellent, tandis qu’au milieu, Idrissa Gueye a joué un rôle de métronome.

Par la suite, Paris a poursuivi sur cette voie, jamais inquiété par une équipe adversaire qui s’est mis à reculer de plus en plus. Aucun pressing et aucune prise de risque, ne sont venus sortir City de sa torpeur. En défense, le manque de justesse des anglais est particulièrement apparu. Ruben Dias le portugais, pourtant véritable roc en Premier League, a ce soir tiré la langue face à Neymar ou Mbappé.
Sur corner, la défense, qui fut apathique lors de la tête victorieuse de Marquinhos, a failli récidiver, suite à une tentative de Paredes (28′). L’ancien joueur de Premier League russe a néanmoins raté le cadre de peu.

City football chance !

Souverain, en pleine possession de ses moyens : il y avait longtemps qu’un PSG aussi dominateur n’était pas apparu sur la scène continentale. Cependant, un match dure 90 minutes, et non seulement 45. Si Paris s’est donc montré irrésistible en première période, il est totalement passé à coter du second acte.

Cela ne faisait pas de doute que ManCity allait tenter le tout pour le tout au retour des vestiaires. Mais même avec ce danger visible à des kilomètres à la ronde, le PSG n’en a eu cure ! Erreur : le rapport de force s’est alors inversé, et c’est le PSG qui est devenu le soumis. Amorphes, les coéquipiers de Neymar ont bénéficié d’une dernière action (57′), avant de totalement disparaitre des radars.

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En effet, Manchester City a ensuite eu le ballon, jusqu’à 70% – de possession -, et n’a laissé que des miettes aux parisiens. Ces derniers ont, tant bien que mal, tenté de repartir proprement de l’arrière. Cependant, ils ont manqué de lucidité. Un manque cruel, qui a permis à City de passer devant au score.

Tout d’abord, City a égalisé : un premier but gag (64ème), où Kevin de Bruyne a obtenu un ballon après un corner, et a voulu remettre la balle dans la boxe. Alors qu’il cherchait une tête de l’un de ses coéquipiers, il a finalement vu son ballon rentrer dans les cages de Navas après un rebond.

Largement évitable, ce premier but a amené le deuxième, cette fois-ci sur coup-franc. Riyad Mahrez est ainsi venu enfoncer le clou pour les siens (71′), profitant d’une maladresse du mur parisien, impardonnable à ce niveau de la compétition.

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« Fluctuat nec mergitur » : ah oui, vraiment ?

Chanceux, les joueurs de City ont fait preuve de réussite, et ont eu le mérite de mettre au fond le ballon par deux fois, chose dont le PSG fut bien incapable en première mi-temps. Après ces deux buts encaissés, Paris s’est de nouveau montré peu lucide, finissant le match à 10 contre 11 après l’expulsion de Gueye pour un tacle par derrière sur Gundogan (77′).

De soirée parfaite, la nuit parisienne s’est transformée en un véritable cauchemar. Malheureusement, ce match n’est pas un mauvais rêve, mais bien la réalité. Cette dernière est cruelle, mais il faut bien l’avouer : Paris n’a pas été au niveau ce soir, et les manques, à tous les étages chez les parisiens, offrent les deux buts à City en seconde mi-temps, et soulignent, encore une fois, le très faible mental de ce groupe. Au moindre avis de tempête, il n’y a en effet plus personne sur le pont !

Seul sur son banc de touche, Mauricio Pochettino a regardé ce bateau, dont il est le capitaine, petit à petit couler. Certes, le match retour peut encore tout changer, mais les deux buts à l’extérieur de City vont être lourds à rattraper. Pas encore coulé, Paris a néanmoins été sérieusement touché ce soir !

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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