Liga (J32) : Le Betis Séville freine le Real au classement (0-0)

Espagne – Si aucun abonné du Real ne peut cette année rentrer dans le stade Alfredo di Stefano, il semblerait qu’une personne, pourtant non conviée à la fête, y ait pris ses habitudes : la pluie. Déjà lors du Clasico – remporté par le Real 2-1 -, les joueurs avaient été aspergés pendant 90 minutes. Ce soir, c’est une nouvelle fois un déluge qui s’est abattu sur les 22 acteurs de la rencontre. S’il est trop facile de dire que cela pourrait être la principale cause du mutisme des deux camps face au but ce soir, il est cependant recevable de parler d’un frein à l’expression. En effet, la pluie rend la pelouse glissante, brouille également la vue… et, in fine, douche les espoirs !

Le match

Au coude à coude au classement avec son voisin honni de l’Atletico Madrid, le Real Madrid ne peut se permettre de perdre des points en cette fin de saison. Les jours s’allongent, tandis que la fin de saison approche : il ne reste que six matchs – en comptant celui-ci -, pour que les deux équipes arrivent à leur rang final au classement. Si le Betis est pleinement investi en championnat, le Real a, quant à lui, également d’autres sujets de préoccupations. En effet, ce match face au Betis, décisif d’un point de vue comptable pour la course au titre, était également important puisqu’il annonçait la demi-finale aller que le Real doit disputer face à Chelsea en Ligue des Champions. Les madrilènes recevront les Blues de Thomas Tuchel dans quelques jours : ce match face aux sévillans était donc également un moyen pour la bande à Zidane de renforcer leur confiance avant ce sommet européen. Après deux nuls vierges – face à Liverpool, puis Getafe -, Madrid a su rebondir sur la pelouse de Cadix (0-3), mais doit encore soigner son efficacité face au but.

L’objectif du Real était donc clair : gagner ce match. Cependant, face à une équipe accrocheuse de Séville, cette partie ne semblait pas gagnée d’avance. Pour les hommes de Pellegrini, plongés en pleine course à l’Europe, l’objectif était de ne pas revenir les mains vides de ce déplacement au sein de la capitale espagnole. Les joueurs du coach chilien ont donc tout fait pour conserver leurs cages vides durant ce premier acte.

Publicités

Au cours d’une première mi-temps extrêmement calme, les quelques offensives tentées par un Real au petit trot, n’ont pas pu aboutir, du fait d’une bonne lecture du jeu adverse. Les défenseurs du Betis ont en effet toujours eu un coup d’avance sur le Real. Dès la 8ème minute, Miranda, latéral gauche de Séville, l’a prouvé en réalisant une belle glissade pour empêcher Benzema de recevoir la passe de Rodrygo, qui faisait suite à l’appel dans la profondeur du français.

Le Real Madrid n’a pas joué rapidement, et n’a pas non plus tenté véritablement de combiner dans les petits espaces. Ainsi, la formation de Séville a toujours su rester bien positionnée. Jamais inquiétée, cette dernière a su désamorcer les quelques accélérations de Rodrygo, d’abord sur le côté gauche, puis à droite, ainsi que les tentatives de Benzema (14′ et 25ème minute).

Publicités

Voyant que le Real n’avançait pas véritablement dans cette partie, le Betis a également tenté de se montrer dangereux. Néanmoins, hormis deux débordements de Emerson depuis son côté droit (43ème notamment), la formation visiteuse a eu beaucoup de mal à se créer des espaces dans le bloc adverse. Un manque de précision dans les combinaisons de cette équipe, est à l’origine de ce manque d’espaces. En ce sens, la doublette du milieu, Guardado-Rodriguez, a eu du mal à orienter le jeu de son équipe en première mi-temps.

Le Real sans solution

Publicités

Le premier acte a donc été peu spectaculaire. Au-delà du manque de précision du Betis, le Real a également fait preuve d’un manque de spontanéité face au but.

En ayant souvent la possession, ainsi que du champ sur les côtés, le Real a tenté de déployer un jeu plus fluide, et moins axé lors du second acte. La quasi omniprésence en première période de Modric et Casemiro, a laissé place aux courses plus systématiques de Isco ou Nacho. Cela a permis de retrouver une certaine animation, ainsi qu’un certain dynamisme, dans le bloc auparavant très froid des madrilènes.

L’entrée en jeu de Vinicius Junior à la place de Rodrygo (59′), est allée en ce sens : chercher plus de vitesse. Néanmoins, à la conclusion, le Real a manqué d’idées, ou d’un éclair de génie pour réaliser la dernière passe. A la place, c’est une formation locale en panne d’inspiration, qui a tourné autour de la surface de Claudio Bravo. Le portier chilien, bien que menacé et constamment sous pression, n’a finalement pas eu à sortir de grands arrêts. En effet, les seules frappes madrilènes, ont été des tentatives de loin, par Isco (57′) ou Modric (66′). L’unique tentative de Madrid qui a véritablement mis en difficulté Bravo, aura finalement été celle de Rodrygo (55′), juste avant sa sortie.

Publicités

L’entrée de Vinicius, si elle était nécessaire pour injecter du sang frais dans le onze du Real, n’a cependant pas été décisive. Malgré de l’envie, du feu dans les jambes, le sud-américain est resté muet face aux cages du Betis. Il n’est l’auteur que d’une seule action intéressante (76′), où sa vitesse a parlé, mais pas ses qualités de finisseur…

Chelsea en approche, Hazard de retour : le hasard fait bien les choses ?

Dans le dernier quart d’heure, aucun but n’est venu délivrer les joueurs des deux camps. L’attention s’est donc portée sur l’entrée du belge Eden Hazard (77′), à la place de Asensio : l’évènement sans doute le plus marquant de cette partie. Le belge, plus réapparu sur un terrain de football depuis le 13 mars dernier et une réception de Elche ici-même, semble s’être remis de cette énième blessure. A 30 ans, ce dernier doit désormais se concentrer pleinement sur le football, pour marquer Madrid, comme il a marqué Londres de son empreinte lors de son passage à Chelsea. Rien que pour le symbole, un Hazard en forme face aux Blues en demies dans trois jours, serait un message encourageant pour tous les fans madrilènes, qui attendent bien plus de leur numéro 7.

Publicités

Au classement, le Real perd une occasion en or de revenir à égalité du leader. Ce dernier, l’Atletico, joue demain face à Bilbao. Potentiellement, Simeone et ses joueurs pourraient prendre cinq points d’avance sur l’équipe de Zidane. De plus, les coéquipiers de Benzema ne sont pas à l’abri de Barcelone, 3ème à trois points… et avec deux matchs en moins.

Pour le Betis, c’est un cinquième match nul d’affilée ! Au classement, l’équipe sévillane progresse, lentement, mais sûrement. A égalité avec la Real Sociedad (5ème), le Betis est en revanche menacé par Villareal, 7ème à un point, et qui joue demain face au Barca de Messi. Lors de la prochaine journée, le Betis tentera de renouer avec les trois points, en allant s’imposer sur la pelouse d’un mal classé, Valladolid.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :