Europa League : Face aux Young Boys, l’Ajax confirme et se qualifie (0-2)

Europe – Dos au mur avant d’entamer ce match, les Young Boys n’ont finalement pas été à la hauteur de l’événement ce soir. Comment leur en vouloir d’ailleurs ? Vainqueur surprise, mais néanmoins brillant, du Bayer Leverkusen au tour précédent, ce club vivait son premier huitième de finale d’Europa League de son histoire ! On ne peut donc qu’être indulgent face à cette équipe de Berne, qui aura valeureusement bataillée avec ses armes… certes limitées. Certains matchs servent de leçon, d’apprentissage : cette double confrontation doit être analysée et perçue de la sorte dans le camp suisse, afin d’en tirer des enseignements, qui permettront, pourquoi pas, de faire encore mieux l’an prochain. Chiche !

Première mi-temps

Battu très largement à l’aller sur le score de 3-0, le champion de Suisse en titre ne partait pas favori dans la quête à la qualification au début de ce match retour. Incapable de marquer le moindre but, cette équipe a en effet encaissé une addition salée, difficilement rattrapable. Mais Young Boys, assuré quasiment de finir champion dans son pays, n’a pour autant pas voulu se morfondre dans cette posture de victime, mais plutôt tenter d’aller de l’avant, dans le but de faire une solide prestation dans ce premier huitième de finale de son histoire ! Ainsi, cette envie s’est ressentie dans la composition du coach, Seoane, qui a titularisé tous ses joueurs cadres, alignant notamment Elia Meschack et Nsamé aux avant-postes, ainsi que Lustenberger et Camara en défense centrale. Côté Ajax, le rendez-vous n’était également pas pris à la légère, avec un dispositif également très compétitif, comptant notamment la présence de Neres, Tadic ou bien Tagliafico à l’arrière.

En 4-4-2, les joueurs locaux de Berne se sont, à l’inverse du match aller, montrés très rapidement agressifs. De longs ballons ont été adressés aux deux pointes de l’attaque, et un pressing plus marqué des joueurs suisses, a permis à Berne d’afficher un visage séduisant, et plus convaincant. Les courses de Elia Meschack ont notamment permis à cette équipe de se projeter vers l’avant. La première tentative de ce match est d’ailleurs à mettre à l’actif des locaux, par l’intermédiaire de Jean-Pierre Nsamé (7′).

Mis dans de bonnes conditions sur cette phase de jeu, le camerounais a fait montre d’une certaine sérénité, lui permettant par la suite de faire les bons choix dans le jeu. Toujours habile dans ses contrôles, le joueur d’origine africaine s’est une nouvelle fois signalé à la 12ème, servant, d’une passe lobbée, son coéquipier congolais de l’attaque. Dans la foulée de cette action dangereuse, Berne a continué sur sa bonne lancée, s’offrant une nouvelle opportunité, profitant d’un magnifique service de Sulejmani depuis le côté gauche. Meschack étant trop court de la tête, le ballon est revenu sur Nsamé, qui a su accrocher le cadre. Cependant, tout comme Fassnacht de la tête sur l’action suivante, Nsamé n’a pas su débloquer le verrou néerlandais.

Bien moins souverain qu’à l’aller, les joueurs d’Amsterdam ont éprouvé de grandes difficultés à déployer leur jeu. Néanmoins habiles lorsqu’il s’agissait de récupérer des ballons perdus, les hommes de Ten Hag se sont finalement mis à l’abris, profitant d’un mauvais contrôle de Nsamé dans l’entre jeu. Survenu à la 21ème, ce mauvais calcul a profondément terni la prestation d’ensemble de Nsamé. A la minute où le camerounais a perdu son ballon, il a suffi d’une accélération de Tadic, avant un service de ce dernier dans la profondeur pour Neres, afin d’assister au 0-1 pour le leader de l’Eredivise – le championnat des Pays-Bas – ! Une finition, à nouveau chirurgicale, qui a permis à cette équipe, contre le court du jeu, d’ouvrir la marque.

Menés au score, les bernois ont poursuivi, malgré tout, leurs efforts, en respectant leur plan de jeu. Toujours très haut sur le terrain, YB a su développer de bons mouvements, qui manquaient, néanmoins, encore de quelque chose pour véritablement influer sur la rencontre. C’est par manque de vitesse, parfois, que les Young Boys ont gâché de belles opportunités. Ainsi, si Meschack est connu pour son explosivité, il fut cependant, durant une bonne partie du temps, toujours trop lent dans ses mouvements. Un constat surprenant ! Il n’a donc pas suffisament su se créer des espaces dans la défense bien en place d’Amsterdam. Au contraire, l’Ajax n’a, quant à elle, pas eu besoin de pléthores d’occasions pour se signaler aux avant-postes.

Très adroite en contres, et dotée de joueurs à la projection rapide, l’Ajax a fait montre de son potentiel offensif énorme, où tous les joueurs, défenseurs comme attaquants, sont concernés sur phases offensives. On peut, pour illustrer ceci, relever cette tentative de Tagliafico (39′), monté aux avant-postes au terme d’une course effrénée.

Deuxième mi-temps

Combatif mais limité, Young Boys est réapparu dans ce match de la pire des manières, concédant d’abord une énorme occasion de Alvarez (48′), avant d’offrir un pénalty à son adversaire. Lors du premier acte, deux actions litigieuses dans les deux camps, auraient pu être sifflées par l’arbitre, dont une main dans la surface de l’Ajax. Néanmoins, en première mi-temps, l’arbitre s’est toujours refusé à aller voir la VAR malgré des fautes manifestes, du moins à l’image.

En revanche, en seconde mi-temps, l’arbitre s’est mis à raisonner autrement, jugeant désormais utile de consulter la VAR pour valider cette main de Camara dans la surface. Immanquable au ralenti, la main du malheureux central guinéen, a offert un pénalty à l’Ajax, transformé en but, par la suite, grâce à Tadic (49′), déjà buteur à l’aller. Le goal de Berne avait pourtant réussi à plonger du bon côté, et à toucher ce ballon. Cependant, au vu de la puissance de cette frappe, le goal suisse a tout bonnement été dans l’incapacité de la capter.

Auteur d’une entame totalement ratée, YB s’est attelé à réparer cela, montrant, suite au 0-2, un visage plus conquérant. Nsamé a même fini par marquer un but (54′), in fine refusé pour une position de hors jeu signalé par la VAR, mais loin d’être évidente. Par la suite, Berne a continué de profiter d’un temps fort pour monopoliser le ballon. En le faisant circuler de manière fluide dans l’entre jeu, cette équipe s’est donnée de l’air. Grâce à son maître à jouer, Miralem Sulejmani, YB a su conserver le ballon, et s’installer dans la surface de terrain adverse. Néanmoins, face à un bloc bas néerlandais, les opportunités et les espaces se sont fait rares. Dans les trente dernières mètres, Berne a donc été bien moins tranchant.

Dans les quinze dernières minutes de cette partie, l’Ajax a fait trois changements afin de faire souffler ses titulaires : Ten Hag, coach d’Amsterdam, était, à ce moment-là, déjà dans la gestion. Dominateurs et tueurs face au but, le technicien de cette formation peut être fier de la prestation collective des siens ce soir. Cette dernière lui permet désormais de se projeter sur le tour suivant, les quarts de finale.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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