Ligue des champions : Tout en maîtrise, Chelsea se qualifie face à l’Atlético (2-0)

Europe – En réussite en championnat avec une place de leader acquise pour le moment en Liga, la formation de Simeone a néanmoins déçu en Ligue des Champions. Après un match aller sans saveur, les espoirs au retour étaient grands… mais rien ne s’est produit ! L’Atlético sort donc ce soir de la compétition par la petite porte, après deux revers consécutifs face à Chelsea. Thomas Tuchel tient ici son premier coup de maître à Londres après son éviction du Paris Saint-Germain.

Première mi-temps

Peu dominatrice à l’aller, l’équipe coachée par Thomas Tuchel s’en était remise à Olivier Giroud, auteur d’un retourné acrobatique, pour battre sur la plus petite des marges les madrilènes de Simeone à l’extérieur. Avec cette victoire 0-1, la moitié du chemin avait été parcourue par Chelsea, qui ne se savait néanmoins pas à l’abris en ce début de match retour. Pour s’appuyer sur sa victoire à l’aller, et s’offrir une place en quarts, Tuchel a donc aligné une équipe capable de batailler, et de mettre en difficulté un adversaire, tout de même leader de la Liga espagnole. Ainsi, on a pu retrouver la titularisation de Werner en pointe, faisant face à la doublette offensive de l’Atlético : Joao Felix le portugais, ainsi que l’ancien du Barça, Suarez, toujours à la recherche de son premier but en Ligue des Champions cette saison.

Contraints de marquer pour espérer une qualification au terme de cette partie, les madrilènes n’ont pas tardé à se projeter vers l’avant. Très vite, les bonnes prises de balle de Joao Felix ont animé le secteur offensif des visiteurs. En s’appuyant sur son milieu de terrain, positionné très haut, l’Atlético a mis sous pression Chelsea. La première frappe cadrée du match ne s’est pas fait attendre, et est intervenue à la 3ème minute, lorsque Renan Lodi, latéral gauche de Madrid, a tenté sa chance après un bon débordement. Sa position très haute sur le terrain, démontre parfaitement l’engagement offensif total du onze de l’Atlético lors de cette entame ô combien dynamique.

Néanmoins, l’engagement de l’Atlético n’a pas complètement éteint une équipe de Chelsea également très prompte à se jeter vers l’avant. Dépossédée quelque peu du ballon en début de partie, cette formation a souvent agi en contres, avant de se montrer également créative dans l’entre jeu. Cette écurie de Premier League a également bien utilisé la profondeur, à l’image de ce premier décalage pour Alonso à gauche (11′).

Lors de ces phases de domination des Blues, l’impact du marocain Hakim Ziyech, ancien de l’Ajax, a été déterminant. Présent à l’arrière, comme aux avant-postes, ce dernier a su tisser ce lien entre les deux blocs de son équipe au milieu. Sa qualité technique fut précieuse pour les locaux. Cependant, malgré une construction intelligente de la part de Chelsea, ce début de match a également été marqué par une légère fébrilité de cette équipe dans les trente derniers mètres environ. Dans cette zone clé, les combinaisons entre Alonso et Werner ont notamment manqué de précision, de fluidité. Le jeune transfuge du Bayer Leverkusen, Kai Havertz, a souffert également de ce manque de précision, se montrant souvent maladroit sur ses prises de balle dans la surface de vérité.

Après un début de match extrêmement encourageant, l’Atlético a peiné à se montrer à la hauteur face à un milieu adverse talentueux, et en réussite ce soir dans ses combinaisons. Laissant la possession aux Blues, les madrilènes ont accepté de subir, mais ont en revanche tenté de mettre Mendy, ancien gardien du Stade Rennais, en difficulté par l’intermédiaire de jaillissements rapides. Une tactique qui correspond parfaitement à la philosophie de jeu de Simeone, peu adepte du jeu de possession qui entraîne, inévitablement, une certaine lenteur.

Suarez, muet depuis le début de la saison en Coupe d’Europe, a donc tenté de suivre ce plan de jeu. Sa vitesse lui a offert des opportunités, qu’il n’a cependant pas pu concrétiser du fait d’une défense adverse imperméable. Il faut, en ce sens, noter les interventions musclées de l’allemand Antonio Rudiger depuis son côté gauche, qui a parfaitement muselé l’uruguayen.

Dotée d’une assise défensive quasi imprenable, Chelsea a su obtenir cette dose de sérénité pour dominer son sujet. Une domination stérile tout d’abord, jusqu’à une accélération de Havertz à la 34ème, qui a su servir dans un timing parfait son coéquipier et compatriote Timo Werner. Excellent face au but, l’allemand peut également être un redoutable passeur décisif. Cela fut le cas ce soir : après avoir reçu ce bon ballon, l’avant-centre, en pleine course alors, a attendu le bon moment pour servir Zyiech au point de pénalty. Auteur d’une prestation très intéressante jusqu’alors, le joueur d’origine africaine a ici été récompensé de ses nombreux efforts en marquant ce but du 1-0, concluant une action offensive menée à la vitesse de l’éclair par Chelsea.

Dans les dix dernières minutes, l’Atlético a timidement tenté de répondre à l’ouverture du score. Joao Felix s’est essayé face au but (40′), sans grand succès face à un Mendy serein sur sa ligne. Menés logiquement au tableau d’affichage, les madrilènes sont rentrés dépités aux vestiaires.

Deuxième mi-temps

Incapables de tenir tête aux Blues durant ce premier acte, les hommes de Simeone se savaient attendus au tournant : une réaction de leur part était primordiale, quand bien même la qualification apparaissait hypothétique. Pour se faire, Simeone a souhaité faire un premier changement : exit donc Renan Lodi, pour l’entrée de Hermoso, défenseur central. Un choix qui n’a remodelé que très peu cette défense, en manque criant de solidité.

L’entrée de l’espagnol aurait pu sonner la révolte. Mais cette dernière n’est guère apparue au retour des vestiaires, puisque c’est à nouveau l’équipe londonienne qui s’est projetée vers l’avant. Emmenée par un Ziyech en feu, sans doute galvanisé par sa réalisation, la formation de Tuchel a fait montre d’un visage offensif dès qu’elle récupérait le ballon. Par sa fougue, le marocain a entraîné toute son équipe dans sa folie (dans le bon sens du terme) offensive. Ainsi, l’allemand Werner s’est également montré très actif, prenant plaisir, semble-t-il, à combiner avec son coéquipier.

Après plusieurs mouvements extrêmement intéressants, une nouvelle inspiration de Ziyech a contraint Jan Oblak à se détendre pour repousser cette tentative de frappe enroulée (56′). Bien tentée, parfaitement réalisée, cette dernière avait tout pour devenir le but du break. Cependant, le talent du goal slovène en a décidé autrement, laissant ainsi l’Atlético encore en vie dans cette partie.

Remodelée à l’arrière, la formation de la capitale espagnole a également changé de visage à l’avant avec l’entrée de l’ancien buteur lyonnais, Moussa Dembelé (53′), à la place du très décevant Carrasco. Suarez, inexistant dans le jeu, a également cédé sa place : Angel Correa, argentin, l’a suppléé.

Après avoir abattu deux cartes offensives sans réussite concrète dans le jeu, le coach argentin de Madrid a décidé de jouer le tout pour le tout, faisant rentrer un nouvel attaquant en la personne du français Thomas Lemar. L’attaque de cette équipe totalement modifiée, hormis la présence de Joao Felix, l’objectif recherché par l’Atlético de Simeone était, bien entendu, de tout faire pour enfin marquer lors de cette double confrontation.

Avec cette nouvelle animation offensive, les opportunités n’ont cependant pas été nombreuses pour Madrid. Ainsi, seule une frappe cadrée de Joao Felix (76′) suite à une ouverture de Llorente, a véritablement demandé un arrêt digne de ce nom à Edouard Mendy. Hormis ce mouvement donc, les incursions de l’Atlético ont toujours été contrées par une défense des Blues toujours aussi impressionnante. En ce sens, la couverture de Zouma sur son compatriote Lemar, a notamment été parfaitement réalisée.

En revanche, du côté espagnol, les fautes étaient nombreuses, faisant tâches comparées à la prestation défensive très propre adverse. Tendue, la fin du match est devenue explosive, notamment après un coup de coude de Savic dans la poitrine de Rudiger. Manifeste, cette faute (82′) a été sanctionnée d’un carton rouge par l’arbitre, s’attirant par la même les foudres des madrilènes, et du défenseur monténégrin.

La fin de match de l’Atlético a donc été très décevante en dehors du terrain, avec Savic qui a mis beaucoup de temps avant d’accepter sa sanction, et donc son exclusion in fine. Pour lui, comme pour son équipe, la Ligue des Champions s’arrête donc là cette année. Trop fébrile à l’avant, trop perméable à l’arrière : le deuxième but de Chelsea dans le temps additionnel (Emerson à la 90+4′) a une nouvelle fois fait apparaître les grandes difficultés défensives de cette équipe. Cette dernière s’incline logiquement en huitièmes donc, au bout d’une double confrontation où elle n’aura jamais su trouver le chemin des filets.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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