Europa League : Siebatcheu crucifie le Bayer et permet aux Young Boys de rêver ! (4-3)

Europe – Que de spectacle ! A priori sans véritable enjeu tant le Bayer était présenté plus fort que le champion de Suisse en titre, ce match a néanmoins été un véritable régal. Deux parties dans une seule se dessinent clairement au sortir de ces 90 minutes. D’un côté, une première mi-temps où les Young Boys ont tout bonnement réussi la totalité des actions qu’ils ont entrepris, sans aucune erreur ni hésitation. Puis, de l’autre côté, un second acte décapant, et une égalisation à trois partout, acquise par le Bayer en l’espace de vingt minutes tout au plus. Mais le match ne s’est pas arrêté là : jusqu’à la dernière minute les Young Boys y ont cru, avant de faire de leur rêve, une réalité. En marquant à la 89ème minute, Siebatcheu a en effet offert à son équipe une victoire importante, et méritée au vu de l’investissement des siens sur la totalité du match. Cette victoire en coupe d’Europe va sans doute marquer les Young Boys, qui réalisent ce soir un coup magistral en Europa League. Désormais, il va s’agir de confirmer cela au match retour !

Première mi-temps

Un match qui ce soir était ô combien important pour les Young Boys. Souverains en Suisse avec trois championnats remportés à la suite – série en cours -, cette équipe de la capitale sait qu’elle doit désormais se montrer ambitieuse en coupe d’Europe. Gerardo Seoane, coach des Yb a donc mis en place son système préférentiel, excepté l’absence de Jean-Pierre Nsamé, la star de l’attaque, suspendue pour cette confrontation aller-retour. C’est donc Siebatcheu, avant-centre prêté par Rennes, qui a pris sa place. Côté adverse, ce match était également important, et le statut de favori du Bayer Leverkusen pour cette confrontation, n’a, pour autant, pas empêché Bosz d’aligner une équipe type.

Offensifs dès l’entame, les Young Boys ont profité de leur sérénité à domicile pour immédiatement mettre sous pression cette équipe allemande. Un bon premier corner de Aebischer, suivi d’une tête du capitaine Lustenberger, a eu le don de lancer les hostilités à la 2ème minute. Galvanisés par cette première occasion, les Young Boys ont continué à pousser. Les efforts de cette équipe ont très vite payé : une minute après, à la troisième minute, c’est Aebischer, à nouveau sur corner, qui a su trouver Fassnacht. Précis et décisif comme souvent, l’expérimenté milieu suisse a ouvert le score en tentant, spontanément, une reprise de volée. Son équilibre parfait au moment de tirer, lui a assuré la réussite : 1-0 donc !

Un début de match bien loin des prédictions, qui avançaient une domination du Bayer. Dans les faits, le scénario n’a pas du tout été le même, et ce but précoce a donc surpris des visiteurs qui ne s’attendaient pas, sans doute, à un accueil aussi froid. Sonné suite à cette ouverture du score, le Bayer s’est, néanmoins, petit à petit remis de ce fait de jeu. En s’appuyant sur son milieu de terrain, et notamment le tout jeune allemand, Florian Wirtz, le Bayer a su remonter d’un cran sur le terrain. A l’aise dans les transmissions, cette équipe n’a cependant pas eu d’opportunités à se mettre sous la dent durant ce premier quart d’heure. La faute à une défense adverse solide, et bien en place.

A l’inverse, le jeu proposé par l’équipe suissesse, a bien plus porté ses fruits. En développant un jeu assez direct, s’appuyant sur Elia Meschack, le congolais de l’attaque, ou Siebatcheu, les Young Boys se sont procurés de belles occasions ( 16ème notamment, sur un coup franc). La spontanéité offensive de cette équipe a fait beaucoup de mal au Bayer. La pression sur les cages de Niklas Lomb n’a, pour ainsi dire, jamais diminué. Ainsi, après avoir essuyé une nouvelle action hautement dangereuse de Meschack suite à une contre-attaque ravageuse (18′), la sanction, et le but du break qui semblait se dessiner, est finalement arrivé. A la 19ème, sur corner, tiré à nouveau par Aebischer, ce dernier a trouvé son coéquipier Siebatcheu. En forme ces derniers temps, le français n’a pas hésité à dévier ce ballon de la tête pour offrir aux siens le but du break ! Une action rondement bien menée de la part de Siebatcheu, tout proche par la suite d’un doublé à la 20ème.

Totalement perdue, la défense du Bayer a donc encaissé deux buts sur corner, laissant à chaque fois, quasiment sans couverture, les locaux. Particulièrement efficaces, les Young Boys ont su tirer profit de cette frilosité défensive.

Mais cette frilosité défensive a fini par contaminer l’équipe toute entière. Ainsi, après l’arrière, c’est l’entre-jeu du Bayer qui a souffert, ne parvenant pas à faire le poids face à la rapidité d’un Meschack en soutien, ou d’un Aebischer, tout bonnement impérial. La domination des Yb a donc été totale, et quand bien même cette équipe a quelque peu subi, c’est bien elle qui a su se montrer la plus dangereuse. En ce sens, Ngamaleu s’est distingué à la 28ème suite à une offensive éclair de son équipe, avant que Fassnacht ne se signale à nouveau de la tête suite à un corner (30′).

Collective et toujours précise, cette équipe des Young Boys a donné une véritable leçon au Bayer lors de cette première mi-temps. Seul Leon Bailey, le jamaïquain de l’attaque de Leverkusen, a su se montrer dangereux. En effet, il est l’unique joueur de son effectif à avoir réussi à casser des lignes par ses prises de balle. Trop souvent esseulé, il n’a cependant pas pu changer, à lui seul, la physionomie de ce premier acte. De plus, la solide assisse défensive des Young Boys, a achevé de minimiser son impact, et la dangerosité de ses accélérations.

Parfaitement maîtrisée, la fin de première mi-temps des Young Boys s’est transformée, pour le Bayer, en un véritable calvaire. En effet, comme si cela ne suffisait pas, cette équipe allemande a encaissé un nouveau but juste avant la mi-temps. La contre-attaque, puis la superbe accélération de Elia Meschack, ont tout simplement figé sur place un bien triste Bayer, mis en difficulté, à la 45ème, suite à l’erreur du défenseur central autrichien, Alexsandar Dragovic, coupable sur cette action. 3-0 à la mi-temps, le Bayer a donc essuyé une sérieuse correction en une moitié de match seulement !

Deuxième mi-temps

Ce score fleuve a donc contraint le technicien du Bayer à revoir ses plans. Ce dernier a, en sens, décidé à la pause de cibler sa défense, en faisant sortir Nadiem Amiri, incapable de tenir tête aux fulgurantes attaques adverses. Un remplacement qui est apparu comme judicieux, au vu du piètre investissement du défenseur central durant le premier acte. Au delà de cette unique changement, on se doute que Bosz, entraîneur en poste au Bayer, a du sermonner ses troupes après un tel désastre. Une causerie qui a fait écho dans son groupe.

Ainsi, c’est un Bayer plus conquérant et ambitieux que l’on a pu revoir à la sortie des vestiaires. Le Bayer a semblé, après 45 minutes, enfin se réveiller dans ce match. Et quel réveil ! C’est en fanfare que le Bayer, emmené par Patrik Schik s’est réveillé. L »attaquant qui, après avoir été invisible, a acté le retour aux affaires de son équipe dans cette partie. Ainsi, à la 49ème, il a inscrit le but du 3-1, avant de s’offrir un doublé de la tête, trois minutes plus tard (52′). Une réaction rapide et juste, qui a complètement déstabilisé les Young Boys. Pris de panique, ces derniers ont même failli encaisser le but de l’égalisation à la 55ème, suite à une nouvelle accélération du buteur tchèque. Heureusement pour les locaux, David Von Ballmoos, dernier rempart des Young Boys, a ici assuré deux arrêts de grandes classes.

Ces deux arrêts réflexes ont sonné la révolte dans le camp des locaux, qui ont, par la suite, retrouvé leurs esprits, ainsi que leur créativité offensive. En ce sens, Siebatcheu s’est procuré une nouvelle occasion dans la foulée. Les échanges se sont, par la suite, équilibrés : les Young Boys, tout comme le Bayer, ont bénéficié d’occasions, créant des moments « d’attaque-défense » très savoureux. A ce petit jeu, le Bayer Leverkusen, bien plus technique que son adversaire, a fini par prendre l’avantage. Ainsi, après un énorme raté de Demarai Gray (66′), c’est l’entrant, ex-titi parisien Diaby qui est finalement allé chercher une égalisation, méritée pour les siens. Un lob astucieux à la 68ème, suite à un service de Fritz dans la profondeur : un coaching gagnant pour l’entraîneur de Leverkusen, loin d’être étranger à ce regain de forme du Bayer.

Cette équipe allemande a donc réagi comme il le fallait dans ce match. Une réaction qu’il faut souligner, mais qui n’a pas totalement éteint les Young Boys. Dans une forme éclatante ce soir, cette équipe s’est montrée à la hauteur de ses ambitions, et de sa prestation en première mi-temps, arrivant à arracher, in fine, le but de la victoire. Ainsi, à la 89ème, après une frappe de l’entrant Gaudino, mal repoussée par Lomb, c’est Siebatcheu qui a surgi spontanément, pour entériner définitivement la victoire de son équipe dans ce match proprement fou ! Cette partie, de part son scénario et son dénouement final, servira sans doute de référence pour toute une équipe, encore en manque de repères sur la scène continentale.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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