Ligue des champions : Mbappé et le PSG déroulent, Barcelone coule ! (1-4)

Europe – « Remontada » : ce mot était sur toutes les lèvres plus ce match approchait. Il faut dire que ce 6-1 obtenu par le PSG en Ligue des Champions, synonyme d’élimination en 2017, a tellement été un séisme à l’époque, que ce match a continué de poursuivre Paris, comme une épée de Damoclès. Pourra-t-on un jour l’oublier ? Une telle désillusion semble ineffaçable et fait désormais partie intégrante de l’histoire du Paris Saint-Germain. On ne peut donc pas réécrire l’Histoire. Ce match devait donc être dissocié de celui de 2017, pour permettre au PSG d’avoir une main ferme sur son futur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Paris fut ferme. Dominateurs, et ambitieux dès le début : les parisiens n’ont jamais tremblé face à une équipe de Barcelone fantomatique. Même Messi n’a rien pu faire face à cette armada parisienne largement au-dessus. A 1-4, l’horizon des parisiens semble dégager : à eux d’assurer désormais au Parc !

Première mi-temps

Un match ô combien attendu donc, et qui n’a évidemment pas échappé au passé de ce duel, et notamment cette « Remontada » de 2017, où Barcelone avait su s’imposer 6-1 après avoir perdu 4-0 à l’aller au Parc.
Si ce soir, les acteurs étaient différents, et les coachs tout autant, les joueurs ont sans doute du y penser avant de fouler cette pelouse du Santiago Bernabeu.

Pour les parisiens, qui ont beaucoup souffert de cette claque reçue il y a trois saisons, ce nouveau duel face au multiple champion d’Espagne, avait un goût, inévitablement, de revanche. Ainsi, une envie profonde de s’imposer, et de pratiquer un jeu offensif séduisant, a immédiatement émergé dans l’esprit des onze joueurs de la capitale.

Une envie, qui s’est tout de suite concrétisée avec un premier rush de Kylian Mbappé, tête de gondole de l’attaque parisienne ce soir, du fait des absences de Neymar et Angel Di Maria. Le jeune de Bondy a, ainsi, dès le début du match, eu envie de prouver qu’il pouvait être ce joueur d’influence, toujours décisif. Un point qui lui a fait défaut ces derniers mois, et qu’il a semblé vouloir faire oublier. Pour Moise Kean, l’occasion était également belle de se faire une place sur l’autre côté du terrain, en l’absence des deux sud-américains blessés. Le jeune italien s’est également mis en valeur sur quelques phases de jeu, et a participé au récital collectif.

Néanmoins, si le match parisien a débuté sur les chapeaux de roues, les meilleures occasions sont, quant à elles, venues de Barcelone lors de ce premier quart d’heure. Emmenée par le jeune Pedri, ainsi qu’un Jordi Alaba très offensif comme à son habitude, les locaux ont su s’ouvrir des espaces au sein de ce bloc parisien perméable. Alba s’est notamment appuyé sur les faiblesses défensives de Florenzi, latéral parisien, pour déborder dans son couloir, et apporter un soutien précieux à ses coéquipiers de l’attaque.

Ces derniers en ont d’ailleurs profité : la doublette française des côtés, composée de Dembele et Griezman, s’en est donnée à cœur joie, faisant montre d’une aisance tactique et d’une facilité à combiner, insolentes pour le bloc défensif parisien. Cependant, malgré cette aisance, l’ancien de l’Atletico notamment, n’a pas eu la finition suffisament juste pour ouvrir le score. Un manque de finition qui fut, pour Icardi, également très cruel puisque l’argentin, à la18ème, a tout bonnement gâché une opportunité en or de marquer. Une cage ouverte, un but vide : il en fallait manifestement plus pour qu’Icardi daigne marquer son sixième but de la saison en Ligue des Champions.

Peu inquiété jusqu’alors, le PSG a cependant gâché, durant ces vingt premières minutes, de nombreuses occasions : une incapacité de passer devant au bon moment, qui s’est finalement retournée contre cette armada parisienne. Ainsi, à la 26ème, un rush de De Jong a obligé Kurzawa à intervenir défensivement. Une certaine maladresse de la part de l’international français a offert un pénalty aux catalans. Une opportunité, immédiatement sanctionnée par un Messi toujours aussi tueur sur pénalty face à Navas – ce dernier s’est toujours incliné face au célèbre buteur argentin lorsqu’il était titulaire au Real. Ce soir, cela s’est confirmé, et la coqueluche du Barca n’a pas tremblé face au Costa ricain.

Mené contre le court du jeu, le PSG ne s’est pas, pour autant, enfoncé dans ce match. Le regain des hommes de Pochettino est venu très rapidement dans cette partie. Et c’est à la suite d’une action de grande classe, menée collectivement, que Kylian Mbappé a su battre Ter Stegen, après un excellent service du tout puissant Verratti, positionné au poste de numéro 10. Une égalisation qui est survenue rapidement, venant récompenser cette équipe parisienne de tous ses efforts.

Paris aurait même pu alourdir le score dans la foulée, suite à la course de Kurzawa à la 36ème. Une nouvelle incursion aux avant-postes pour ce joueur qui, hormis son erreur défensive, a parfaitement su remplir son rôle de latéral offensif. Rôle qu’il a partagé également avec Florenzi, bien moins en réussite quant à lui, et qui a notamment eu beaucoup de mal à assurer un repli défensif de qualité.

Conséquence immédiate de cette faiblesse – quasiment la seule – du côté parisien : un flanc droit un peu plus à découvert, qui a parfois posé problème aux visiteurs. Mais la solidité générale, et le bon état d’esprit parisien, surtout après l’égalisation, ont fait que le PSG a su surmonter ses quelques erreurs. Une prestation collective aboutie en somme, qui a fait apparaitre, durant ces 45 premières minutes, une certaine unité dans cette équipe, ainsi qu’un état d’esprit combatif.

Deuxième mi-temps

Quasi parfaite, la prestation parisienne sur la première mi-temps a sans doute permis à Pochettino de féliciter ses joueurs à la pause dans les vestiaires. Cependant, lorsque l’on gouverne, il faut savoir prévoir : le nouveau coach argentin de Paris le sait et a, en ce sens, fait un premier changement dès la 45ème minute. Exit donc Idrissa Gueye plus en difficulté, et place à l’ancien mancunien : Ander Herrera. Un changement tactique, que l’on pourrait qualifier de légèrement offensif. Quoi qu’il en soit, cela n’a pas métamorphosé le visage des parisiens. Ainsi, ces derniers se sont à nouveau montrés extrêmement créatifs, et toujours portés vers l’avant. La première occasion de cette seconde mi-temps a donc mis peu de temps à arriver. C’est Kean, à la 51ème, qui a tenté sa chance depuis son côté droit. Mais Marc-Andre Ter Stegen était là pour contrer les velléités offensives du jeune ailier.

Côté adverse, Barcelone n’est cependant pas resté muet. C’est le jeu sur les côtés, ainsi que les débordements de Dembele qui ont véritablement permis au Barca de se créer des situations dangereuses. Cependant, trop statique, le bloc équipe n’a pas suffisament offert de possibilités de relais ou d’appuis au jeune français. Les phases de jeu du Barca dans la surface adverse, n’ont donc que peu mis en danger les visiteurs.

La réussite n’a donc pas été du côté espagnol… mais du côté parisien. Après un léger temps faible autour de la 50ème, les parisiens sont en effet repartis de plus belle vers l’avant. En cinq minutes, la différence s’est alors faite au tableau d’affichage. Mbappé tout d’abord, parfaitement placé pour reprendre un centre de Florenzi contrée par une défense adverse aux abois (65′), puis une conclusion de la tête de Kean sur un coup franc tiré par Paredes (70′). Simples, efficaces, et fluides, ces deux actions ont parfaitement démontré l’énorme talent des individualités parisiennes, mais aussi la faculté de ces joueurs à se trouver dans les bons espaces rapidement. Il a souvent été reproché aux parisiens de ne pas savoir joueur ensemble : ce soir, c’est tout le contraire qui est apparu. Les individualités talentueuses du pléthorique effectif parisien n’ont plus fait qu’une entre-elles, et ont ainsi réussi à puiser une nouvelle force, qui s’est abattue, comme la foudre, sur les coéquipiers de Messi.

Un constat, également applicable aux entrants qui ont tous, sans exception, apporté quelque chose, et ont parfaitement réussi à se fondre dans cette équipe pour la faire briller. C’est le cas notamment de Julian Draxler. Entré en jeu à la 73ème minute, cela faisait longtemps que l’on avait pas vu un tel Draxler, aussi impliqué. Un état d’esprit, aux antipodes de ce qu’il a montré sous Tuchel, et qui lui a permis de peser dans ce match. Ainsi, il est l’auteur de la passe décisive, amenant le troisième but du phénomène français, Mbappé. Un beau mouvement initial de l’allemand, qui a permis à l’attaquant parisien de se mettre une nouvelle fois en valeur, et d’assurer, sans doute, une qualification facile pour le PSG au retour.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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