Mondial des clubs : Victoire étriquée, mais sextuplé empoché pour le Bayern face aux Tigres (1-0)

Qatar – Qui peut aujourd’hui s’asseoir à la table du Bayern Munich ? De l’Afrique en passant par Le Caire, jusqu’en Asie, en passant par le club de Ulsan Hyundai, sans oublier l’Amérique du Sud, avec Palmeiras, et enfin celle du Nord et les Tigres UANL, tous, sans exception, ne pourront répondre que « non » ! Après avoir battu difficilement le PSG en finale de la Ligue des Champions, le Bayern a ce soir récidivé en finale de la Coupe du Monde des Clubs. Une nouveau match étriqué, et une victoire sur la plus petite des marges : les similitudes sont nombreuses avec le match final du Final Eight Portugais de l’été dernier. Mais, à nouveau, le vent a tourné du côté des bavarois qui, s’ils ont dominé ce match, ne peuvent cependant pas s’estimer pleinement heureux après avoir montré autant de difficultés à marquer. Cependant, l’histoire ne retiendra pas les détails, ni les buteurs – deux français : Coman en Ligue des Champions, et Pavard ce soir -, mais seulement les trophées, et ce sextuplé historique du Bayern. Les bavarois achèvent ce soir une œuvre qu’ils ont débutée il y plus d’un an, lorsque Hansi Flick est arrivé sur le banc munichois. A lui seul, il a permis à cette équipe de prendre un nouveau souffle. Ce soir, cette dernière est métamorphosée, et se retrouve au septième ciel, tutoyant le « Barça » de 2010. Cela, l’histoire le retiendra.

Première mi-temps

C’est donc un match à fort enjeu pour les deux équipes. Au-delà du seul titre, pour le Bayern, l’objectif était de réaliser le fameux « sextuplé », soit remporter six titres dans une saison. Une performance encore jamais réalisée par un club allemand. Le FC Barcelone est le seul club à avoir réussi cette performance phénoménale. Nul doute que les bavarois ont pensé à cela avant de débuter ce match. Côté mexicain, l’enjeu était également de taille pour les Tigres UANL. En effet, aucune équipe de cette nation n’a encore réussi à sortir vainqueur de ce mondial : l’occasion était donc belle pour André-Pierre Gignac et ses coéquipiers, de marquer un peu plus l’histoire de leur pays en se faisant sacrer.

Le match, dès la première minute de jeu, a débuté sur les chapeaux de roues, et un premier coup-franc bien placé, tiré par Gignac (4′), a eu le don de faire passer une première sueur froide dans la surface bavaroise. Mais le Bayern n’a pas été en reste en terme d’occasions durant ces premières minutes. Emmenée par un Alaba en pleine forme, positionné en tant que milieu défensif, l’équipe du Bayern s’est également procurée de belles opportunités. L’apport offensif émanant des rushs dévastateurs de Alphonso Davies, doit être souligné, tant il a servi de rampe de lancement à cette équipe lors de cette entame.

Souverain dans son couloir, le jeune latéral canadien a en effet rayonné durant ce premier quart d’heure. Sa vitesse, ainsi que son sens de l’anticipation, lui ont permis de se faufiler dans des brèches, ainsi que d’en créer de nouvelles. Malheureusement, durant ces premières phases offensives, le jeune élément bavarois a encore manqué de justesse dans ses transmissions, notamment vers son coéquipier de l’attaque, Robert Lewandowski. Si le Bayern n’a donc pas su ouvrir la marque dès le début, la domination des allemands a été, malgré tout, totale. Preuve en est avec Joshua Kimmich l’allemand qui pensait avoir offert le premier but de la rencontre (18′), avant que l’arbitre ne revienne sur sa décision, après qu’il ait jugé Lewandowski hors-jeu. C’est en se référant aux images de la VAR, que l’arbitre a donc finalement sifflé cette décision, qui n’a pas laissé Flick impassible.

Ce but annulé a fait naître un sentiment léger, mais tout de même visible, de frustration sur les visages des bavarois. Cependant, habitués aux grands matchs, ces derniers n’ont pas relâché la pression sur les cages des Tigres. Les bavarois semblaient vouloir se détacher avant la pause, et n’ont pas manqué d’occasions pour le faire. Mais, face à une solide défense – Carlos Salcedo notamment – le Bayern n’a jamais su trouver la faille.

Néanmoins, peu inquiétés, les bavarois ont poursuivi leur marche incessante vers l’avant. Leroy Sané, titulaire sur ce match – un changement puisqu’il était sur le banc face à Al Ahly lors des demies -, a d’abord eu une mise en route difficile, et plus longue que ses coéquipiers. Pour autant, une fois lancé, ce dernier a fait montre de tout son talent ainsi que de sa vitesse. Il a notamment touché le coin de la barre transversale à la 34ème, alors qu’il tentait de reprendre en première intention un corner qui lui était adressé.

De toute beauté, cette frappe, comme toutes celles du Bayern, a cependant manqué d’une chose : de finir au fond ! Ainsi, alors que l’équipe coachée par Flick a su obtenir un nombre démesuré d’occasions, les bavarois n’ont jamais réussi à imposer véritablement leur domination. Un constat négatif, qui a découragé à la longue cette équipe. Munich a ainsi petit à petit baissé en intensité dans ce match. Ainsi, c’est frustrée que l’équipe, championne d’Europe, est revenue aux vestiaires, dos à dos avec les Tigres UANL.

Deuxième mi-temps

Au retour des vestiaires, ce sont deux équipes inchangées qui ont redébuté ce duel. Très vite, le rapport de force aperçu en première mi-temps, est réapparu à nouveau : un Bayern dominateur mais inoffensif, face à des Tigres timides. Serge Gnabry, quasiment inoffensif en première mi-temps, s’est signalé assez rapidement au début du second acte. Ainsi, à la 50ème, ce dernier a tenté une frappe enroulée, qui est venue raser la barre transversale des mexicains.

En assistant à cette nouvelle occasion manquée, on aurait pu penser que le Bayern allait indéfiniment continuer à manquer ses frappes. Mais, chaque malédiction a une fin : celle du Bayern s’est terminée à la 59ème lorsque le tricolore Benjamin Pavard est venu planter au fond des filets, un ballon renvoyé directement sur lui par le goal des Tigres, Nahuel Guzman. D’abord invalidé pour un hors-jeu du polonais Lewandowski au départ de l’action, cette reprise de volée a finalement été validée par l’arbitre, suite à une discussion avec la VAR.

C’est donc dans la confusion que le Bayern est finalement parvenu à prendre (enfin) son envol dans ce match. Un but, finalement logique au vu de la physionomie de ce match, et qui est l’œuvre du latéral français formé à Lille. Ce dernier a ici inscrit son premier but de la saison.
Content de cette avance désormais visible au tableau d’affichage, l’entraineur allemand du Bayern a procédé à plusieurs changements. Flick a notamment fait rentrer l’ancien lyonnais Corentin Tolisso, ou bien encore l’ex-coéquipier de Neymar et Mbappé au Paris Saint-Germain : le camerounais Choupo-Moting, à la place du passeur décisif, mais non buteur durant cette partie, Robert Lewandowski. Tout comme face à Al Ahly, le milieu prometteur de Munich, Jamal Musiala, a également fait son apparition : un honneur de rentrer dans un tel match pour son tout jeune âge (17 ans).

Néanmoins, ce n’est pas ce dernier qui s’est le plus montré influent suite à son entrée sur le terrain. Musiala fut ainsi assez timide, au contraire de l’avant-centre camerounais, auteur à la 85ème, d’une action de haute volée, qui a quasiment abouti au but du break. Mais, face à Guzman, cette dernière grande offensive munichoise n’a, in fine, rien donné. Une petite déception pour l’attaquant entrant, mais qui s’est très vite estompée au coup de sifflet final, officialisant la victoire, et le titre du Bayern dans cette Coupe du Monde des Clubs.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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