Copa Libertadores : Un final déroutant offre le titre à Palmeiras face à Santos (1-0)

Brésil – La Ligue des champions sud-américaine réserve toujours des surprises ! Ce soir, la première fut peu réjouissante : le faible niveau technique des deux équipes. Mais la seconde fut sublime : en deux minutes le match a basculé… durant les deux dernières ! Un scénario défiant toute logique, et rendant, infine, ce match magnifique. Bravo Palmeiras !

Le résumé du match

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Première mi-temps

Un duel 100% brésilien était donc proposé lors de cette finale de la Copa Libertadores, la compétition continentale la plus prestigieuse en Amérique du Sud. Sur terrain neutre, à Rio, le match a débuté dans une chaleur qui paraissait très présente, le Brésil étant en effet en ce début de partie, encore en pleine après-midi -17 heures au fuseau horaire de Rio, contre 21 heures sur celui parisien.

Cette opposition était, bien entendu, très attendue outre-Atlantique, et les quelques milliers de supporters présents dans la mythique enceinte du Maracana, semblaient conscients de leur chance d’assister à un tel match. Un match de gala donc, qui a pourtant commencé de manière assez calme, ce qui peut surprendre tant l’Amérique du Sud est connue pour ses duels débutant au quart de tour.

Déjà trois fois vainqueur de cette Copa Libertadores, Santos détenait un avantage non négligeable sur son adversaire avant de débuter cette partie. Cependant, contre toutes attentes, c’est Palmeiras – une seule fois vainqueur de cette compétition -, qui s’est le plus signalé durant cette entame de match. Un corner à la 13ème, tiré par Raphael Cavalcante Veiga, a notamment permis au capitaine paraguayen de cette équipe, Gustavo Perez, défenseur central, de faire passer un premier frisson dans la surface adverse.

Santos a ainsi eu du mal à débuter dans ce match : l’intensité, très forte, qu’a instauré Palmeiras dès les premiers instants de la partie, ont quelque peu fragilisé les noirs et blancs, qui sont ainsi redescendus d’un cran sur le terrain. Mais, après avoir laissé passer quelques offensives adverses, Santos a tout de même su mettre le pied sur le ballon. Le 4-1-4-1 de Santos s’est alors déployé : une tactique qui incite au jeu large. Dans cette optique, l’apport de l’ailier vénézuélien Yeferson Julio Soteldo Martinez a été très important. Durant les vingt premières minutes, ce dernier a en effet servi de véritable rampe de lancement pour les attaques de Santos depuis son côté gauche.

Néanmoins, si ce dernier s’est montré remuant, et souvent tranchant, les (trop) nombreuses pertes de balle de Santos dans l’entre jeu, ont pénalisé cette équipe. Cette dernière ne s’est donc pas ouvert d’espace dans le bloc de Palmeiras, positionné très haut. Attentifs et prompts à se projeter vers l’avant, les joueurs adverses ont donc profité des difficultés de construction adverse pour se frayer, le plus souvent en contre, un chemin vers les cages tenues par le brésilien John du côté de Santos. L’incursion, puis la frappe, de Cavalcante à la 37ème, est un exemple des bonnes projections offensives de Palmeiras.

Cependant, qui dit incursions, ne dit pas forcément buts. Ainsi, malgré les offensives à répétition de Palmeiras dans le dernier quart d’heure, aucune n’a été suffisamment bien menée pour amener une première réalisation… et même pour trouver le cadre : un manque total, et consternant, d’efficacité du côté de cette formation brésilienne.

Conscients de l’enjeu de ce match, les joueurs des deux camps ont, semble-t-il, été dépassés par cette tension entourant cette finale. C’est donc une première mi-temps d’un faible niveau footballistique qui a été proposée par les vingt-deux acteurs de la rencontre.

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Deuxième mi-temps

Sans doute très remonté après la pâle prestation de ses joueurs, le coach de Santos a, très certainement, tenté de remobiliser ses troupes à la mi-temps. Une causerie qui a, semble-t-il, eu un certain effet sur les joueurs de Santos : plus mobiles, ces derniers ont semblé plus investis et concernés également. Cet état d’esprit positif a permis à Santos de prendre le contrôle du match au retour des vestiaires, et même de se créer sa première franche, mais non cadrée, occasion (60′).

Les courses à répétition de Marinho, ainsi que le bon investissement de Yeferson, ont véritablement été les deux éléments qui ont porté Santos durant ce match. Mais cela n’a pas suffi à Santos pour véritablement créer le danger dans la surface adverse. En effet, si les déplacements de Marinho ont pu libérer des espaces, le fait que le brésilien se retrouve la majeure partie du temps esseulé dans son couloir, n’a pas facilité les combinaisons dangereuses entre les joueurs de cette équipe. Un manque de communication, qui n’a donc pas fluidifié les échanges au sein de cette équipe, qui a pourtant réussi (enfin) à trouver le cadre à la 77ème, par l’intermédiaire de Pituca, milieu brésilien de 28 ans. Cette frappe est la première cadrée pour Santos, mais également la première à trouver le cadre au cours de ce match, toutes équipes confondues !

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Un constat ahurissant donc : il a fallu plus d’une heure de jeu pour enfin assister à une première occasion cadrée. Si l’on se plongeait dans les annales de la Copa Libertadores, il ne serait pas surprenant de voir que ce constat révèle d’une première historique ! En effet, les finales de Copa sont toujours des matchs avec beaucoup de tentatives, et donc de frappes. Ce fut le cas l’an dernier, avec un but de River Plate dès la 14ème minute. Dans ce duel de clubs brésiliens, c’est une toute autre histoire, bien moins passionnante… Les deux coachs du soir ont sans doute du ressentir ce même ennui, ce même sentiment d’incompréhension, mêlé à une colère légitime au vu du jeu, et de sa qualité technique indigne, proposé par leurs joueurs ce soir.

Dans le temps additionnel, la tension est montée d’un cran. Une violente altercation entre joueurs a abouti finalement à une exclusion du coach de Santos. Spectaculaire en dehors du terrain, le match est devenu irrationnel, sur le terrain cette fois-ci, lorsque à la 90+9ème, Breno, fraichement rentré en jeu, a su trouver les ressources nécessaires pour inscrire, d’une reprise de la tête, le but de la victoire pour son équipe.

Véritable libération pour tout un camp, ce but, extrêmement démoralisant pour Santos, a porté, en revanche, Palmeiras au septième ciel. Au coup de sifflet final, c’est tout un pan du stade qui a exulté, célébrant avec allégresse le deuxième titre de cette équipe dans cette compétition.

Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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