Depuis le Tour de France : 7ème étape | Millau-Lavaur, 168km

Chaque jour durant le Tour de France, le Monde du Sport vous propose une petite analyse du profil de l’étape du jour, ainsi que les endroits à ne pas rater qui figurent sur le tracé. Pour cette septième étape de La Grande Boucle, les coureurs vont se frotter à un tracé comportant plusieurs difficultés répertoriées, avant de connaitre quarante derniers kilomètres plutôt calmes. Au départ de Millau, ces derniers devront atteindre la ville de Lavaur, lieux du final de cette nouvelle étape.

Un départ soutenu

Cette septième étape du Tour de France débutera du côté de la ville de Millau. Située à 395 mètres d’altitude, les coureurs engagés seront immédiatement confrontés à une première difficulté. Cette dernière, une ascension de 3,1 kilomètres, est classée en catégorie trois. Il s’agit de la montée de la Côte de Luzençon, culminant à 562 mètres. Une fois ce premier obstacle franchi, un sprint intermédiaire sera proposé aux cyclistes à la hauteur de Saint-Sernin-Sur-Rance. Par la suite, une montée très longue, de 14,5 kilomètres, attendra tous les participants. Ce Col de Peyronnenc, classé en catégorie trois, est le point culminant de cette étape : 879 mètres. Après une phase de descente, faisant passer le Tour par Saint-Pierre-De-Trivisy, une dernière difficulté, répertoriée en catégorie quatre cette fois-ci, se présentera face aux différentes équipes. Il s’agit de la Côte de Paulhe qui, malgré sa montée très brève – 1,1 kilomètres – est néanmoins très abrupte, et compliquera sans doute la tâche des coureurs sur cette étape. Cette dernière franchie, le peloton n’aura alors plus qu’une phase de descente à négocier, ainsi qu’un passage en plaine, qui mènera tranquillement le Tour à son point d’arrivée du jour, situé à Lavaur.

Pays de Cocagne

Le départ est prévu dans l’Aveyron, au sein de la ville de Millau. Le château de Sambucy, l‘Eglise Saint-Martin qui détient un retable du célèbre artiste néerlandais Gaspard de Crayer, font partie des richesses de la ville, pourtant connue et célèbre pour tout autre chose. En effet, la ville est réputée pour son viaduc, le célèbre viaduc de Millau. Ce pont à haubans est long de plus de deux kilomètres – 2460 mètres pour être précis – et a demandé treize ans d’études aux ingénieurs, avant que ces derniers n’actent sa construction. Et pour cause, ce viaduc est révolutionnaire ! Son tablier, c’est à dire la structure supportant son poids – à l’instar d’un mur porteur dans une maison – est le deuxième plus long au monde. La finesse de ce dernier est également une prouesse technique. Avec son ensemble « Pile-Pylône » mesurant 343 mètres, il est reconnu comme étant le plus haut pont routier au monde. Son coût de 320 millions d’euros a vite été amorti, puisqu’il a permis de faciliter la liaison entre Clermont-Ferrand et Béziers, favorisant le développement de l’activité économique de l’Aveyron. Millau en a, ainsi, également profité, devenant même un site touristique grâce à cet édifice hors-normes.

Par la suite, le tracé s’élèvera vers les différentes difficultés de cette étape, en faisant passer tous les coureurs par Saint-Affrique, Saint-Sernin-Sur-Rance ou bien encore Montredon-Labessonié. Petite ville du Tarn, cette commune détient, en son sein, une belle bâtisse, le Château de Castelfranc. Monument historique depuis 1993, il n’est pas, en lui-même, remarquable, mais est pourtant bien connu. En effet, ce dernier abrite le plus vieux observatoire astronomique présent sur le territoire français. S’il n’y a pas de date précise permettant de situer sa construction, on sait que cette dernière s’est réalisée sous l’impulsion de Guillaume de Nautonier de Castelfranc, ancien astronome et géographe français, mort au XVIIème siècle, en 1620, à l’âge de 60 ans. Ce dernier a connu une belle carrière de géographe puisqu’il était proche du Roi Henri IV, qui a fait de nombreuses fois appel à ses services. Sa haute position dans la société très inégalitaire de l’époque, lui a sans doute permis d’acquérir ce château, où il décida d’y terminer le restant de ses jours.

Le belvédère du Château de Castelfranc

Après cette étape dans un petit village niché à plus de 500 mètres d’altitude, les coureurs traverseront une plus grande ville, celle de Castres. D’avantage connue pour son club de rugby, le Castres Olympique, évoluant dans la première division française, le Top 14, les Castrais seront, cependant, bien comptant de pouvoir apercevoir des cyclistes, qui sillonneront donc cette magnifique ville. Sous-préfecture du Tarn, Castres est notamment célèbre pour son hôtel de ville, construit par un architecte de renom, à qui l’on doit le Château de Versailles, Jules Hardouin-Mansart. La « petite Venise du Sud » peut également se targuer de détenir des jardins imaginés et dessinés par les mains d’André Le Nôtre, célèbre pour ses fameux « Jardins à la française », reconnus et admirés dans le monde entier.
Une fois la ville natale de Jean Jaurès traversée, les coureurs n’auront plus qu’une surface assez plate devant eux, jusqu’à Lavaur, ville annonçant l’arrivée du jour. Située dans les coteaux du Pays de Cocagne, son emplacement pourrait donner envie aux coureurs de délaisser leurs vélos pour profiter, et se reposer, comme la Terre Cocagne est présentée et définie dans certaines cultures occidentales. Néanmoins, malgré la fatigue qui commence à se faire sentir chez certains, pas de place à la paresse ni aux désistements dans ce final. Après la fin de l’étape, les coureurs auront alors tout le temps de se référer à la signification de Cocagne qui indique, non seulement que le repos et la paresse sont deux choses très importantes – le travail est par ailleurs proscrit -, mais aussi que les plaisirs de la fête, ne doivent en aucun cas être négligés.

Le tracé de l’étape

Le départ s’effectuera donc à Millau, direction le sud-ouest jusqu’à Castres, avant de remonter vers Lavaur, en direction d’Albi.

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Gabriel Moser.

Publié par Gabriel Moser

Rédacteur en chef du site. Passionné du sport en général. J’ai créé ce site pour apporter une information riche, précise et de qualité au monde du sport. N’hésitez pas, si vous voulez me contacter, à m’envoyer un courriel à l’adresse suivante 📥 gabriel.moser1515@gmail.com

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